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Sociologie

  • Cette enquête analyse, sur quarante ans (1977-2017), les destins sociaux des huit enfants d'une famille algérienne. Ce suivi détaillé des parcours - scolaires, professionnels, matrimoniaux, résidentiels - des membres d'une même fratrie (cinq filles, trois garçons) met au jour un processus marqué de mobilité sociale intergénérationnelle ascendante. Elle souligne le rôle majeur de la transmission des savoirs par l'École en milieu populaire, l'importance du diplôme, la force du genre, l'effet bénéfique sur la scolarité des filles de la restriction de leur liberté de circulation et, au contraire, l'effet négatif des privilèges éducatifs accordés aux garçons. D'où les écarts de réussite scolaire et de statuts sociaux dans cette fratrie - au détriment des garçons.

    L'enquête illustre aussi le rôle essentiel de la redistribution dans la fratrie des ressources accumulées par les grandes soeurs au profit des cadets : informations sur l'école et ficelles qui mènent à l'emploi, aides économiques ponctuelles, accès aux livres et aux lieux de culture, soutien moral et capital professionnel.

    Une enquête fouillée et, à bien des égards, originale, qui permet de s'immerger dans la vie d'une famille algérienne de France, avec ses entraides et ses tensions, et de poser autrement la question de l'intégration.

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  • Mouvements des « sans », des parapluies, des places, mais aussi Mai 68, lutte contre le CPE, grèves contre la « Loi travaille », mobilisations féministes et homosexuelles, contre-sommets altermondialistes, blocages d'universités, gilets jaunes: les mouvements sociaux constituent une composante essentielle de la vie politique et sociale. Loin de relever de brutales poussées de révolte, l'action collective contestataire obéit à des logiques complexes et adopte des formes qui évoluent sans cesse, que la sociologie politique se donne pour tâche d'analyser.
    Devenu ouvrage de référence sur le sujet, ce dictionnaire répertorie l'ensemble des concepts clés pour analyser les mouvements sociaux, retrace leur origine et leur développement, précise les usages et les débats qu'ils suscitent en France comme à l'étranger. Dans cette deuxième édition entièrement actualisée et enrichie de 20 nouvelles notices, près de 100 notions sont ainsi expliquées, illustrées d'exemples (de « Nuit debout » aux divers Printemps). Chaque entrée s'achève sur les références bibliographiques fondamentales au concept.

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  • Si la sociologie, comme la photographie ou encore l'art de l'essai, est bien une invention française, il faut encore reconnaître que les chercheurs français n'ont pas seulement été les pionniers de la discipline, tels Auguste Comte et Émile Durkheim?: ils ont également contribué, par leurs efforts collectifs, à produire une véritable tradition intellectuelle particulièrement féconde. Mais qu'est-ce que partagent des sociologues aussi divers que Raymond Aron, Pierre Bourdieu, Bruno Latour ou encore Luc Boltanski, par exemple, qui appartiennent à des générations différentes, et représentent des courants intellectuels et des styles de travail tout à fait distincts??
    Johan Heilbron présente ici une vue d'ensemble unique sur la plus ancienne et l'une des traditions nationales les plus vivantes de la sociologie. Il s'attache à retracer son évolution depuis ses débuts, à l'orée du xixe?siècle,jusqu'à son expansion à la fin du xxe?siècle. Présentant de nouvelles interprétations de la manière dont des penseurs comme Émile Durkheim et son groupe de collaborateurs ont redéfini la discipline et ont contribué au renouvellement d'autres sciences humaines, le livre de Heilbron constitue une étude sociologique novatrice et un ouvrage de référence pour l'histoire des sciences sociales.

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  • Dans cette magistrale synthèse de l'histoire du développement humain, Lewis Mumford, face à l'énigme de l'asservissement total de l'homme moderne au système technique qu'il s'est créé, est amené à repenser de fond en comble le processus de l'humanisation. Il bat en brèche l'idée d'un homme essentiellement fabricant et utilisateur d'outils et montre que l'intelligence humaine s'est développée, tout autant sinon davantage, grâce à la création de symboles, de rites et d'idées.
    Pour Mumford, la nouvelle organisation sociale qui apparaît au quatrième millénaire, fondée sur la royauté de droit divin et sanctifiée par un corps de prêtres professionnels, fut bien plus le produit des mythes et du rituel que le résultat d'innovations techniques majeures. C'est à ce moment que prit corps un archétype de « machine invisible », baptisée « Mégamachine » par l'auteur et dont sont tributaires les grands ouvrages de l'Antiquité.
    Depuis lors, sous des formes variables nous la retrouverons à travers l'histoire au fondement de toutes les organisations sociales complexes, sous les triples espèces de la machine travail, de la machine militaire, de la machine bureaucratie.
    À travers sa généalogie de la violence mécanique, Mumford nous dévoile cette cruelle vérité que devraient méditer les chantres de la rédemption informatique de l'humanité globalisée : à attendre des remèdes aux méfaits de la technique en recourant à des solutions techniques, on ne fait que précipiter le désastre. Il démonte la façon dont le système technologique détruit l'autonomie individuelle, les bases d'une démocratie authentique et la civilisation elle-même. Ainsi, cinquante ans après sa parution, le livre de Mumford garde son caractère prémonitoire.
    Paru en deux tomes aux États-Unis en 1966 et 1970, Le Mythe de la machine, qui clôt le cycle d'ouvrages amorcé avec Technique et civilisation (1934), avait été traduit en français de façon quelque peu indigente et publié chez Fayard en 1974. Espérons que la présente version du premier tome saura mieux que la précédente rendre justice à ce texte prophétique.

  • Qui sont ces hommes et ces femmes qui continuent d'habiter dans les campagnes en déclin ? Certains y fantasment le « vrai » peuple de la « France oubliée », d'autres y projettent leur dégoût des prétendus « beaufs » racistes et ignorants. Mais « ceux qui restent » se préoccupent peu de ces clichés éculés. Comment vit-on réellement dans des zones dont on ne parle d'ordinaire que pour leur vote Rassemblement national ou, plus récemment, à l'occasion du mouvement des Gilets jaunes ?
    Parmi les nouvelles générations, ils sont nombreux à rejoindre les villes pour les études, puis il y a ceux qui restent, souvent parce qu'ils n'ont pas les ressources nécessaires pour partir. Ceux-là tiennent néanmoins à ce mode de vie rural et populaire dans lequel « tout le monde se connaît » et où ils peuvent être socialement reconnus. Comment perçoivent-ils alors la société qui les entoure ? À qui se sentent-ils opposés ou alliés ?
    À partir d'une enquête immersive de plusieurs années dans la région Grand-Est, Benoît Coquard plonge dans la vie quotidienne de jeunes femmes et hommes ouvriers, employés, chômeurs qui font la part belle à l'amitié et au travail, et qui accordent une importance particulière à l'entretien d'une « bonne réputation ».
    À rebours des idées reçues, ce livre montre comment, malgré la lente disparition des services publics, des usines, des associations et des cafés, malgré le chômage qui sévit, des consciences collectives persistent, mais sous des formes fragilisées et conflictuelles. L'enquête de Benoît Coquard en restitue la complexité.

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  • Au pied des tours de la cité, à l'entrée de l'usine ou à côté d'un feu, Fabienne, Jamaa, Yannick, Antoinette, Momo et d'autres entreprennent, aux côtés de Manon Ott, un récit que d'ordinaire on entend peu.

    Il y a deux façons d'entrer dans ce livre. La face A est consacrée à l'histoire des cités HLM des Mureaux près de l'usine Renault de Flins. Ce portrait sensible et engagé d'une banlieue ouvrière en mutation est richement illustré d'archives souvent inédites et de paroles d'habitants. Les luttes politiques qui s'y déroulèrent font écho à tout un pan de l'histoire populaire de la France depuis les années 1960. Tandis que derrière les décombres des démolitions actuelles des tours et des barres de ces cités, derrière les grands feux de l'actualité, se déploie une autre scène : la face B, telle un carnet de tournage, raconte comment se réinventent, ici et maintenant, les petits feux d'une parole reconquise.

    Expérience documentaire, à la fois politique et poétique, De cendres et de braises est une histoire de rencontres qui a pris la forme d'un livre et d'un film.

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  • En 1685, le Code noir défendait « aux esclaves de porter aucune arme offensive ni de gros bâtons » sous peine de fouet. Au XIXe siècle, en Algérie, l'État colonial interdisait les armes aux indigènes, tout en accordant aux colons le droit de s'armer. Aujourd'hui, certaines vies comptent si peu que l'on peut tirer dans le dos d'un adolescent noir au prétexte qu'il était « menaçant ».
    Une ligne de partage oppose historiquement les corps « dignes d'être défendus » à ceux qui, désarmés ou rendus indéfendables, sont laissés sans défense. Ce « désarmement » organisé des subalternes pose directement, pour tout élan de libération, la question du recours à la violence pour sa propre défense.
    Des résistances esclaves au ju-jitsu des suffragistes, de l'insurrection du ghetto de Varsovie aux Black Panthers ou aux patrouilles queer, Elsa Dorlin retrace une généalogie de l'autodéfense politique. Sous l'histoire officielle de la légitime défense affleurent des « éthiques martiales de soi », pratiques ensevelies où le fait de se défendre en attaquant apparaît comme la condition de possibilité de sa survie comme de son devenir politique. Cette histoire de la violence éclaire la définition même de la subjectivité moderne, telle qu'elle est pensée dans et par les politiques de sécurité contemporaines, et implique une relecture critique de la philosophie politique, où Hobbes et Locke côtoient Frantz Fanon, Michel Foucault, Malcolm X, June Jordan ou Judith Butler.

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  • Les manipulations de la parole sont devenues courantes dans les sociétés modernes. La démocratie, qui a placé la parole au centre de la vie publique, paraît menacée par la prolifération des techniques qui visent à nous contraindre, sans que nous nous en rendions compte, à adopter tel comportement ou telle opinion. La sensation diffuse de vivre dans un « univers menteur » n'est-elle pas à l'origine de formes nouvelles d'individualisme et de repli sur soi ? Toutes les méthodes de communication et de débat sont-elles bonnes dans un espace public qui se prétend démocratique ?
    Dans ce livre passionnant, Philippe Breton s'efforce de répondre à ces questions en décrivant les différentes techniques de manipulation qui saturent notre environnement, à partir de nombreux exemples pris dans les domaines de la politique, de la publicité, de la psychothérapie et de la communication. Proposant une analyse des faiblesses des sociétés modernes, il ouvre aussi quelques pistes pour redonner à la parole le rôle d'outil vivant de la démocratie. Il introduit notamment le concept original de liberté de réception, sans laquelle la liberté d'expression reste surtout la liberté des puissants.
    La Parole manipulée a été couronné en 1998 par le Prix de philosophie morale de l'Académie des sciences morales et politiques.

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  • La culture occidentale n'a cessé de représenter les manières dont l'amour fait miraculeusement irruption dans la vie des hommes et des femmes. Pourtant, cette culture qui a tant à dire sur la naissance de l'amour est beaucoup moins prolixe lorsqu'il s'agit des moments, non moins mystérieux, où l'on évite de tomber amoureux, où l'on devient indifférent à celui ou celle qui nous tenait éveillé la nuit, où l'on cesse d'aimer. Ce silence est d'autant plus étonnant que le nombre des ruptures qui jalonnent une vie est considérable.
    C'est à l'expérience des multiples formes du « désamour » que ce livre profond et original est consacré. Eva Illouz explore l'ensemble des façons qu'ont les relations d'avorter à peine commencées, de se dissoudre faute d'engagement, d'aboutir à une séparation ou un divorce, et qu'elle désigne comme des « relations négatives ».
    L'amour semble aujourd'hui marqué par la liberté de ne pas choisir et de se désengager. Quel est le prix de cette liberté et qui le paye ? C'est tout l'enjeu de cet ouvrage appelé à faire date, et qui prouve que la sociologie, non moins que la psychologie, a beaucoup à nous apprendre sur le désarroi qui règne dans nos vies privées.

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  • Rassemblée pour la première fois dans cet ouvrage dirigé par Whitney Battle-Baptiste et Britt Rusert, la collection entière de ces images colorées, riches de sens et d'inventivité, est enfin à la portée des imaginaires contemporains. Ces représentations ont non seulement influencées la manière dont l'auteur des Âmes du peuple noir envisageait lui-même la sociologie, mais sont également riches d'instruction pour ce que l'on appellerait aujourd'hui « la représentation graphique de données statistiques » à savoir la traduction de l'information dans un format visuel qui favorise l'accessibilité et la transmission des données, et génère, par l'acte même de faire voir, de nouvelles tendances et connaissances. Les représentation visuelles conçues par W.E.B. Du Bois témoignent autant une véritable culture visuelle que d'une volonté de rendre les statistiques socio-scientifiques accessibles aux communautés et aux personnes auprès desquelles ces mêmes données sont collectées.

  • Les premiers missionnaires débarqués au Brésil sont confrontés à un curieux paradoxe  : alors que les Tupimamba acceptent volontiers la doctrine chrétienne et se convertissent, ils ne renoncent pas pour autant à leurs coutumes féroces, au cycle infernal des guerres intertribales, au cannibalisme et à la polygamie. Cette apparente inconstance, cette oscillation entre respect de la nouvelle religion et oubli de sa doctrine, entraîne finalement les Européens à déclarer que les Tupinamba sont fondamentalement sans religion, incapables de croire sérieusement en une quelconque doctrine. Dans cet essai, le célèbre anthropologue brésilien Eduardo Viveiros de Castro, figure tutélaire des études actuelles en ethnologie amazonienne, revisite les sources du XVIe siècle pour restituer les enjeux de cette «  inconstance de l'âme sauvage  », en laquelle se disputeraient deux manières fondamentalement différentes de penser le monde et la société. Il nous invite à remettre en cause, dans une perspective à la fois historique et anthropologique, le rapport entre culture et religion.

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  • L'originalité du commentaire de Viveiros de Castro s'exprime de deux manières : 1. en proposent une analyse inédite de la réception philosophique de Clastres en France. 2. en montrant en quoi l'oeuvre de Clastres a introduit une "révolution copernicienne" dans les théories classiques de l'anthropologie politique qui voudraient que l'État organisé fût la finalité de toute société.
    Viveiros de Castro se saisi du mot d'ordre de Clastres « société contre l'État » en faisant du signifiant «indigène» le mot d'ordre d'un Brésil « mineur » (Deleuze et Guattari :
    Comme devenir résistant à une norme répressive). Pour montrer cela il développe l'idée de « politique indigène » qui, au regard de la crise environnementale, redéfini le politique selon nos capacités à habiter, partout localement, la Terre.

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  • Publié pour la première fois en 1899, The Philadelphia Negro : A Social Study est le résultat d'une recherche commandée par l'université de Pennsylvanie à W. E. B. Du Bois, alors âgé de vingt-huit ans. Associé à la jeune chercheuse blanche Isabel Eaton, Du Bois livre une analyse magistrale de la question raciale au moment où l'oppression des Noirs américains n'a jamais été aussi violente depuis l'abolition de l'esclavage en 1865.
    Dans cette enquête de sociologie urbaine détaillant la formation de ce qui deviendra le ghetto noir de Philadelphie, Du Bois déploie tout son talent de sociologue, mais aussi d'historien et d'ethnologue. Cherchant à décrire et à expliquer les structures économiques, politiques et culturelles dans lesquelles vit la population noire de la ville, il entreprend un travail méthodique de collecte d'un vaste ensemble de données quantitatives et qualitatives. Son but : proposer un contre-feu sociologique aux explications dominantes de l'inégalité raciale alors fondées sur l'infériorité supposément « naturelle » des Africains-Américains.
    Si Les Noirs de Philadelphie est aujourd'hui considéré comme un texte fondateur des sciences sociales, c'est aussi un livre de combat politique en faveur de l'émancipation de la minorité noire aux États-Unis. En mettant au jour ses conditions de vie réelles, Du Bois oppose la dignité noire aux préjugés raciaux afin de fonder la démocratie américaine sur la justice.

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  • Ce livre concentre plusieurs décennies de travail d'un des plus importants sociologues français contemporains, Michel Pialoux, dont les livres sur le monde ouvrier, co-signés avec Stéphane Beaud (sociologue) ou Christian Corouges (syndicaliste Peugeot) ont connu un véritable succès public et académique depuis les années 1990. Pourtant, la majeure partie des écrits de Pialoux reste inédite, méconnue ou dispersée dans une multitude de revues de statut différent, et parfois disparues. Cela s'explique notamment par la dimension artisanale du travail de ce chercheur hors pair qui a formé des générations d'ethnographes et accompagné de nombreuses recherches de thèse, sans avoir suivi un plan de carrière linéaire ni bâti de stratégie éditoriale individuelle. Bref, Michel Pialoux est un auteur qui reste à découvrir, et la principale originalité de ce livre est de faire ressortir une oeuvre originale qui, en l'absence d'un volume de référence, n'existerait pas aussi clairement en tant que telle.
    Pialoux n'est pas seulement un « sociologue des OS », et la diversité des thèmes abordés dans ses écrits constitue un point fort du projet éditorial : politiques du logement, pauvreté urbaine, sous-prolétariat économique, théories sociales diverses (Marx, Foucault, etc.), hiérarchies dans l'entreprise, militantisme syndical, rapports intellectuels/dominés, travail ouvrier, etc. Par ailleurs, l'imbrication continue d'une réflexion entre sociologie, économie et histoire (par exemple à travers la critique en règle de La Police des familles de Donzelot) donne à l'ensemble une grande actualité au regard des débats récurrents sur la « juste distance » des sciences sociales à l'égard des cultures et groupes dominés.
    L'enjeu est donc de montrer un Pialoux avant Sochaux et avant « Beaud et Pialoux », par la réédition sélective de ses textes écrits des années 1970 aux années 2000, mais aussi par la constitution d'un ouvrage de référence à vocation généraliste. L'enjeu est de montrer, au-delà des ouvriers, une certaine façon de faire la sociologie des groupes dominés, une certaine idée de l'enquête et des enquêtés, que les transformations récentes de la sociologie (professionnalisation, spécialisation, etc.) n'ont pas tendance à favoriser.
    Ce volume imposant de 15 textes serait accompagné d'un avant-propos inédit de Michel Pialoux, d'une description circonstanciée en introduction présentant à grands traits sa trajectoire et les étapes de sa carrière intellectuelle (rédigée par Paul Pasquali), d'un entretien biographique inédit (réalisé par Paul Pasquali) et d'une post-face de Stéphane Beaud.

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  • La fabrique de la ménopause

    Cécile Charlap

    • Cnrs
    • 14 Février 2019

    Dans la société française contemporaine, la ménopause apparaît comme une étape-clé du vieillissement des femmes, souvent vécue avec angoisse, et prise en charge par la médecine. L'on pourrait penser que c'est une façon universelle de considérer un événement qui, après tout, l'est aussi. Il n'en est rien. Selon les sociétés, la cessation des menstruations peut être un accroissement des possibles et des pouvoirs, l'avènement d'une sexualité enfin libérée de la fertilité, ou même un non-événement, ne faisant pas l'objet d'une attention particulière, au point qu'il n'existe pas de mot pour le désigner.
    Ce livre offre un point de vue original, celui des sciences sociales, d'autant plus précieux que les représentations de la ménopause se nourrissent presque exclusivement des discours médicaux, qui la considèrent comme une carence, associée à un ensemble de troubles et de risques. Le phénomène naturel devient alors une « maladie » qu'il faut traiter. Face à ce discours « savant » alarmiste, les expériences des femmes apparaissent plurielles et les liens sociaux se révèlent aussi importants que le vécu corporel. Une belle enquête sur un sujet tabou.

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  • Ce recueil réunit une sélection des principaux textes rédigés ou prononcés par Didier Eribon de 2004 à 2015. Trois grands thèmes sont au centre de son oeuvre : la question du sujet, de l'identité et de la production des subjectivités, celle de la politique et de la démocratie, et celle de l'auto-analyse en littérature et en sciences sociales. D'une écriture aussi rigoureuse que passionnée, l'auteur tente dans ces essais d'expliciter et de systématiser le projet situé au fondement de ces investigations : l'élaboration d'une théorie radicalement historique et sociale des subjectivités individuelles et des groupes, de la logique de la domination et de la résistance.
    Comment définir les principes d'une pensée critique ? C'est l'interrogation essentielle que cet ouvrage se propose d'examiner. Mêlant références théoriques et littéraires, mais également expérience personnelle, les présentes analyses renouvellent tout un ensemble de questions actuellement au coeur du débat.

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  • Présenter avec brièveté 100 livres qui, année après année, depuis la Seconde Guerre mondiale, ont marqué de leur empreinte la construction des sciences sociales, en France et à travers le monde : tel est le pari que relève avec succès ce livre.

    Les éditeurs de l'ouvrage ont sollicité certains des meilleurs chercheurs actuels, en France et à l'étranger, pour présenter, à l'attention d'un public de non-spécialistes, l'intérêt et l'argument profond de chacun de ces 100 livres et pour dire son héritage et son actualité pour la recherche d'aujourd'hui. Il en résulte un panorama par défi- nition incomplet et néanmoins suggestif. Il offre une vue renouvelée sur des oeuvres majeures du patrimoine des sciences sociales, comme sur d'autres moins connues du grand public. Mais il permet aussi d'apercevoir d'où viennent ces sciences et de quelle manière elles sont en train d'évoluer, en révélant au passage leur profonde unité, au-delà des divisions disciplinaires auxquelles trop souvent le regard s'arrête.

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