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Picasso, un génie sans piedéstal (27 avril 2016-29 août 2016)

"L'art oblige l'artiste à ne pas s'isoler ; il le soumet à la vérité la plus humble et la plus universelle. C'est pourquoi les vrais artistes ne méprisent rien" (Albert Camus, discours de Suède, discours de réception de Prix Nobel de littérature, prononcé à Oslo, le 10 décembre 1957). Le Mucem présente une grande exposition de 270 oeuvres qui s'attache à montrer comment Picasso, tout à la fois inscrit dans son époque et attacé à ses racines, a nourri son travail d'influences issues des arts et traditions populaires. Le parcours, divisé en quatre sections, met en miroir des chefs-d'oeuvre de l'artiste avec des objets-références issus des riches collections du Mucem. Grâce à des prêts exceptionnels et au soutien de nombreuses collections publiques et privées, françaises et internationales, parmi lesquelles il convient de citer le riche partenariat avec le Musée national Picasso-Paris, l'exposition permet de réunir des oeuvres essentielles et iconiques, mises en perspective avec des découvertes inédites.

Pour plus d'informations : https://www.mucem.org/programme/exposition-et-temps-forts/picasso-un-genie-sans-piedestal

  • Ce catalogue et l'exposition qu'il accompagne proposent une lecture inédite de l'oeuvre de Picasso en l'inscrivant dans une tradition plus large que celle strictement artistique.
    Picasso grandit en Espagne dans une société pétrie de traditions populaires que l'on inculquait très tôt aux enfants. Il hérita de cette éducation, mais, tout en utilisant les référents de cette culture traditionnelle, les détourna. C'est le cas par exemple lorsqu'il peint des ex-votos, destinés à invoquer les saints ou à servir d'exutoire. Picasso détourne les codes, se servant des modèles traditionnels et les reliant à ses propres préoccupations plastiques. Tout au long de son parcours d'artiste, il n'aura de cesse de revenir sur les bases acquises pendant sa jeunesse en Espagne et les revisitera à travers un grand nombre de thématiques : la vie quotidienne et ses racines, le cirque, la tauromachie, la colombophilie, les jouets, les instruments de musique, et sur toutes sortes de supports : céramique, orfèvrerie, textile, linogravure, métal et béton, bois et sculptures d'assemblage. L'ouvrage revient également sur l'imagerie picassienne, qui permit d'asseoir la fortune critique de l'artiste présenté comme une icône populaire, devenu de son vivant comme un nom commun.
    Des objets-références issus des collections du Musée national des arts et traditions populaires transférées au MuCEM constituent des points d'entrée vers chacune de ces thématiques.

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    Période exceptionnelle : la commande des livres est suspendue
  • Viscéralement attaché à ses racines, Picasso a nourri son oeuvre d'influences issues des arts et traditions populaires, notamment espagnols : parures et musique, gens du cirque, rites de la tauromachie, colombophilie... Baratines et mantilles, guitares et mandolines, masques et toreros, taureaux et colombes sont autant de motifs iconiques qui témoignent de cet ancrage culturel. À l'occasion de prometteuses rencontres, l'artiste s'est approprié les savoir-faire artisanaux avec une extraordinaire créativité, en particulier ceux du bois, de la céramique, de l'orfèvrerie, de la tôlerie, de la linogravure... Faisant preuve d'une ouverture d'esprit peu commune, Picasso, ce «génie sans piédestal», invente avec jubilation un nouvel art populaire.

  • De son enfance à Malaga à ses grandes oeuvres cubistes en passant par son atelier de la Butte Montmartre, l'histoire du plus célèbre des artistes du XXe siècle est passionnante. Quelle Histoire propose une initiation ludique accessible à l'histoire de Pablo Picasso, à travers des illustrations colorées.

  • Comment un artiste, un géant qui a bouleversé l'histoire de la peinture, décide-t-il de pousser un tel cri contre la barbarie ? Que se passe-t-il dans sa tête, dans son coeur d'Espagnol à ce moment-là ? Que dit-il aux humains d'avant et d'après Guernica ? Un récit simple, à l'écriture poétisée, porte le souffle de l'artiste à travers son oeuvre.
    IL Y A 70 ANS, UNE VILLE DISPARAISSAIT EN ESPAGNE, ET UN CHEF-D'OEUVRE VENAIT AU MONDE.
    Puis, brusquement, c'est la guerre en Espagne.
    Le 26 avril 1937, la ville de Guernica est rasée.
    C'est jour de marché dans la petite cité, symbole de l'identité basque. L'aviation allemande, appelée à la rescousse par le général Franco, déverse durant 3 heures et demie 50 tonnes de bombes. 1 654 morts. 900 blessés. Ce bombardement annonce ce que sera, deux ans plus tard, la Seconde Guerre mondiale.

  • L'abcdaire de Picasso

    Collectif

    Informations précises sur la vie, le milieu artistique, le contexte esthétique et historique, l'influence d'un engagement politique et les oeuvres majeures du peintre, qui s'illustra aussi dans la sculpture, la céramique et l'illustration de livres.

  • Quand on voyage dans l'ABCdaire, le plaisir d'apprendre fait ricochet

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  • Picasso

    Gilles Plazy

    " Je n'ai jamais considéré la peinture comme un art de simple agrément, de distraction. J'ai voulu par le dessin et par la couleur, puisque c'étaient là mes armes, pénétrer toujours plus avant dans la connaissance du monde et des hommes, afin que cette connaissance nous libère toujours davantage. " Cubiste, Picasso ? Allons donc ! Surréaliste ? Encore moins. Communiste ? Pas vraiment. Sans doute fut-il à l'origine du cubisme, proche pendant quelque temps des surréalistes et détenteur d'une carte du Parti communiste, mais le plus grand peintre du XXe siècle est irréductible à toute étiquette. Complexe, multiple, en constante métamorphose, artiste polymorphe et amant dynamique, Pablo Picasso (1881-1973) n'eut, dans sa vie comme dans son oeuvre, d'autre loi que la sienne.

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  • Sur le même modèle que Et Picasso peint Guernica, voici un grand format consacré au thème de l'enfance à travers l'oeuvre du génie espagnol. Au coeur de l'album, et sur 20 pages, un coup de projecteur est porté sur son éblouissante série autour des Ménines de Velasquez : Picasso a mené là tout un travail de mise en pièces et de reconstruction, très proche du jeu. La richesse de ces variations est accessible au lecteur grâce au volet qui permet de garder le tableau de Velasquez toujours sous les yeux.De nombreuses photos d'atelier et plus de 40 reproductions d'oeuvres révèlent le travailleur acharné qu'était Picasso, animé par un fulgurant esprit d'enfance.

  • Picasso, ce géant du XXème siècle, fut peintre, mais aussi sculpteur, graveur, poète, dessinateur de décors de ballet, céramiste. Jusqu'à la fin de sa vie, il expérimentera sans cesse de nouvelles formes artistiques. Ce coffret te donne les clés pour comprendre les facettes multiples de la vie et de l'oeuvre de cet artiste exigeant.Le livre raconte tous les lieux et toutes les rencontres qui ont compté pour Picasso : l'Espagne et les corridas de son enfance, Paris et ses poètes, Montmartre, le Bateau-Lavoir, les ballets russes, Guernica détruite, l'occupation et ses privations, les plages d'Antibes, Vallauris et les ateliers de céramiques,...Dans le coffret, une pochette de fac-similés contient un carnet de dessins, des portraits du peintre, une série de lithographies, une affiche, la reproduction du célèbre tableau Guernica et un petit musée portatif.

  • Sur les modèles de pablo picasso, les enfants peuvent reproduire ses oeuvres mais aussi réaliser leurs propres tableaux grâce à de nombreux autocollants repositionnables.
    Ils pourront jouer avec les couleurs et les formes, sans hésiter à décoller, recoller ou superposer, et parvenir ainsi à réaliser des compositions personnelles étonnantes.

  • Une collection qui invite à découvrir les oeuvres d'art de l'intérieur, en jouant à les manipuler et à les recréer, pour en connaître tous les secrets ! Grâce à de nombreux mécanismes, ce livre permet de découvrir l'oeuvre du plus grand artiste de tous les temps, à l'occasion de la réouverture du musée Picasso à Paris.

  • Gertrude Stein et Picasso ont partagé leur amitié la plus longue, quarante années d'échanges, de
    l'automne 1905 à la mort de Gertrude Stein en 1946. Amitié complexe entre une Américaine et un
    Espagnol, entre l'écrivain et l'artiste, entre Gertrude qui vit avec Alice, et Pablo et ses femmes.
    Pendant ces quarante ans, Gertrude Stein est tour à tour un mécène qui aide Picasso, un « homme
    de lettres » qui tient à partager les préoccupations artistiques et les goûts du peintre, une amie
    pleine de sollicitude, une chroniqueuse, une critique qui fabrique sa réputation. L'importante
    collection d'art contemporain rassemblée par Gertrude Stein est maintenant dispersée dans les plus
    importants musées des États-Unis, comme le portrait de Gertrude Stein par Picasso, l'un des plus
    grands chefs-d'oeuvre du XXe siècle, conservé au Metropolitan Museum of Art de New York.
    « Quand j'étais en Amérique, je faisais pour la première fois de continuels voyages en avion. J'ai vu
    là, sur la terre, les lignes mêlées de Picasso, aller, venir, se développer et se détruire ; j'ai vu les
    solutions simplifiées de Braque, la ligne errante de Masson. Oui, j'ai vu tout cela et encore une fois
    j'ai compris qu'un créateur est toujours un contemporain. Avant tout le monde, il connaît ce que
    les autres ne savent pas encore. Il est dans le XXème siècle, dans un siècle qui voit la terre comme
    on ne l'a encore jamais vue, qui a une splendeur jamais égalée. Tout se détruit, rien ne se suit. Le
    XXème siècle a une magnificence qui lui est bien personnelle ; Picasso est de ce siècle, il a les
    qualités étranges d'un monde comme on ne l'avait jamais vu et des choses détruites comme elles
    ne l'avaient jamais été. Alors Picasso a sa splendeur. Merci. Oui. »

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  • Artiste le plus célèbre et le plus prolifique du XXe siècle, Pablo Picasso est devenu un véritable mythe. Génie précoce, dont le talent s'est révélé dès son plus jeune âge, il est passé par une multitude de styles, de la « période bleue » de sa jeunesse à la spontanéité des dernières oeuvres, en passant bien sûr par les différentes phases du cubisme. Peuplée de saltimbanques, de créatures mythologiques et d'animaux fantastiques, miroir déformant de sa vie, la peinture de Picasso est un univers à part, d'une incroyable richesse, où notre monde quotidien se révèle sous un nouveau jour.

  • Ce catalogue a été édité à l'occasion de l'exposition Picasso et les maîtres présentée aux galeries nationales du Grand Palais du 8 octobre 2008 au 2 février 2009.
    La jeunesse de Picasso fut marquée en 1898-1899 par l'étude des collections du musée du Prado. Dès son arrivée à Paris en 1900, le musée du Louvre devint son lieu de prédilection et de délectation. Pablo Picasso fut ainsi inspiré toute sa vie par un fantastique panthéon d'artistes classiques et de leurs grands chefs-d'oeuvre.
    Mais l'oeuvre que constitua Picasso ne saurait être résumé à une série de vis-à-vis avec ses Maîtres. Elle s'affirme tout au contraire comme une relecture sagace de l'histoire de la peinture prenant la forme d'une peinture de la peinture.

    Le catalogue de l'exposition permet de s'approprier la permanence des thèmes et des sujets tirés des classiques, chez Picasso et visible malgré la rupture cubiste et ses expérimentations les plus extrêmes.

    Dans cette démarche, l'apport notable du catalogue est de proposer une lecture de Picasso en critique d'art par les commentaires du peintre lui-même sur la peinture des Maîtres. Et ainsi, de percevoir en profondeur l'exigence de son inspiration et le caractère majeur de sa relecture des classiques.

  • Face à la force brutale, noire et préhistorique du toro brave, auraient dû se dresser des combattants cuirassés et casqués.
    Mais non. C'est d'or, de rose ; de soie vêtus que les matadors s'offrent au monstre. Paradoxe magnifique, mystérieux et follement espagnol. A travers ce livre très documenté et richement illustré, Svlvie Lagorce nous fait découvrir un vêtement né au XVIII siècle à l'imitation des costumes portés par la noblesse française et codifié au milieu du XIXe siècle par Francisco Montes. Un habit anachronique, objet textile d'une virtuosité admirable, chargé de cabochons et de broderies, d'images pieuses et de symboles religieux, dont la confection requiert des semaines de travail et qui va faire d'un homme un torero.

  • C'est à la foire de la poterie à Vallauris en 1946 que Picasso rencontre Georges et Suzanne Ramié, installés là en 1936 et qui, après avoir travaillé sur les formes locales, s'inscrivent dans le renouvellement de la céramique traditionnelle. Lors de son passage sur le stand, comme un amusement, il réalise quelques figurines en terre qu'il modèle à sa manière.
    L'année d'après, Picasso, installé à Golfe-Juan, revient visiter la foire de Vallauris et les Ramié lui montrent les figurines réalisées l'année précédente et qu'ils avaient fait cuire. C'est alors que commence son aventure avec le monde de la céramique. Picasso connaît la céramique depuis sa tendre enfance ; l'Espagne possède plusieurs grands centres dont l'Andalousie, province de naissance de Picasso, et la Catalogne, sa région adoptive. Par ailleurs, jusqu'aux années cinquante, les familles en Espagne cuisinaient dans des récipients de céramique populaire, marmites, « pignates », poêlons.
    Picasso loue la villa La Galloise et installe son atelier de peinture et sculpture au Fournas, ancienne usine de parfums, où il mènera de front son travail de peintre, de sculpteur et de céramiste. Il y revisite la civilisation antique méditerranéenne ; s'il n'a jamais eu la possibilité de se rendre en Grèce, ses multiples visites au Louvre ont contribué à l'éclairer sur ces sujets, et quelques voyages en Italie complètent une culture innée. Il redécouvre la céramique traditionnelle, encore utilisée au quotidien à cette époque, et la détourne de ses fonctions premières, en utilisant les formes comme supports pour leur offrir de nouvelles destinations.
    C'est ainsi que les « pignates » sont décorées avec des « figures noires », comme les vases antiques, et racontent une histoire, les poêlons pour la cuisson des châtaignes deviennent des masques, les gourdes en terre cuite dénommées « gus » deviennent des insectes bleus.
    Il détourne également les briques et les moellons brisés qui se transforment en superbes sculptures-céramiques en trois dimensions. Il utilise également les descentes de gouttières sur lesquelles il impose les portraits, soit de Françoise, soit, après le départ en 1953 de cette dernière, ceux de Jacqueline qu'il épouse en 1961.

  • Il était une fois Picasso

    Minus

    • Minus
    • 30 Juin 2014

    Qui était donc Pablo Picasso ? Un artiste intarissable, touche-à-tout, qui ne vivait que pour créer ! Un fabuleux parcours de vie à découvrir, crayon en main, dans ce cahier d'activités réalisé avec les équipes du Musée Picasso Paris.

  • Picasso Carmen

    Anne Baldassari

    carmen assiège picasso depuis son oeuvre de jeunesse où prostituées et gitanes confondent leur aura sulfureuse pour remettre en cause la morale de l'ordre bourgeois.
    elle traverse ainsi tous son art depuis ce premier croquis arménien datant de 1898, les scènes de bordel des années 1900-1903, les grands portraits en espagnoles de 1905-1908, les toreras mises à mort des années 30, jusqu'aux illustrations du carmen de mérimée en 1949 et du carmen des carmen en 1957. inspirée par une espagne de fantaisie ou puisant à la source de la mythographie grecque, la fatale héroïne se révèle le foyer d'une ardente et foisonnante symbolisation.
    mais c'est aussi la figure du double qui s'esquisse derrière la carmen picassienne : carmen est l'autre, le peintre lui-même se reflétant au miroir de la femme.

  • Depuis qu'elle existe, la corrida alimente l'imagerie populaire.
    Tous les supports lui sont bons : gravures, BD, publicité, objets souvenirs, cartes postales, boîtes d'allumettes, bagues de cigare, affiches de cinéma, assiettes peintes, partitions de musique, jeux, emballages, poupées etc. Dessus, la corrida y déploie le grand éventail d'histoires, de fables, d'explications qui la traversent. Corrida comique, tragique, sérieuse, pour rire, érotique, sauvage, cruelle, sublime, admirable, fantaisiste, fantastique, sophistiquée, sommaire, haïssable, passionnelle.
    Depuis des années, le peintre Claude Viallat collectionne, sans en écarter un, tous ces supports, riches ou modestes, sur quoi s'inscrit le combat d'un homme avec un toro et les sentiments, contradictoires, qu'il inspire. Sa collection, la plus riche au monde (environ 17 000 pièces à ce jour), et dont une partie est présentée dans cet ouvrage, donne à voir, l'étendue, la variété, l'infinie richesse de cette imagerie, sa créativité, sa puissance populaire.
    Le toro est sauvage, le toro est gentil, le toro est bienfaisant, le toro est rigolo, le toro fait vendre du cirage, le toro fait peur, le toro est courageux. Le torero est un héros, le torero a peur, le torero est un séducteur, le torero est une femme, le torero joue, le torero est un souvenir, le torero meurt... Le combat et le public. Les étapes du combat, l'orthodoxie, la corrida délirante, le public absent, présent, connaisseur, stupide, en colère, acteur de la corrida, contre la corrida.
    Ce sont tous ces aspects que donne à voir le présent ouvrage, écrit par l'un des meilleurs connaisseurs actuels de cette culture.

  • Dans les yeux de Picasso

    Minus

    • Minus
    • 30 Juin 2014

    Faire marcher son imagination et surtout ouvrir grand les yeux, il n'y a pas de meilleure façon pour comprendre le regard d'un artiste. Prends un crayon et pars à la découverte de Picasso !

  • Picasso

    Brigitte Léal

    Le Centre Pompidou aura enfin une série de monographies « grand public » avec des oeuvres de préférence de ses collections. Avec un texte au long accessible, clair, chronologique et des reproductions de qualité, l'ouvrage relève le pari d'intéresser une large franche de lecteurs, du néophyte à l'amateur qui souhaite avoir un support pour mieux comprendre les oeuvres qu'il regarde.
    Un ouvrage très visuel destiné à un public désireux de découvrir, d'approfondir leurs connaissances des plus grands artistes du XXe siècle.

  • Pablo Picasso (1881-1973) a participé à toutes les pages de l'aventure de la création qui ont animé un siècle de bouleversements artistiques. Parmi ces révolutions de la modernité, le débat sur la hiérarchie des «genres» (entre beaux-arts et arts décoratifs par exemple) n'est pas le moindre et Picasso y a contribué avec des oeuvres qui sont des jalons essentiels de l'histoire de l'art. Il a dessiné des costumes pour le théâtre, pour le ballet, pour la corrida. Le peintre s'est essayé à la céramique. Il a donné des modèles à l'orfèvrerie, à la bijouterie, au textile, à la tapisserie, avec à chaque fois une réussite étonnante.
    En s'appuyant sur des prêts consentis par les plus grandes collections publiques et privées françaises et internationales, et en proposant des regards de traverse inédits, le parcours de l'exposition Peintre d'objets / Objets de peintre intègre les incursions de Picasso vers l'univers des arts appliqués dans la cohérence de l'oeuvre de l'artiste (peintre et sculpteur). Où la céramique devient un support à peindre, où le bijou s'exprime comme une expression intégrée dans le principe de la sculpture de Picasso, où le sujet du peintre devient motif de projets textiles.
    Les centaines d'oeuvres présentées (peintures, céramiques, textiles, tapis, bijoux, orfèvrerie, projets textiles, costumes) offrent, par l'originalité du regard porté sur elles, une introduction inédite à l'univers du créateur qui a toujours accompagné notre chemin vers la modernité.

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