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Ai Weiwei : Fan-Tan (20 juin 2018-12 novembre 2018)

Le Mucem invite l’artiste chinois Ai Weiwei, l’un des acteurs majeurs de la scène artistique internationale. Photographe, architecte, sculpteur, performeur, cinéaste et activiste sur les réseaux sociaux, son œuvre associe la pensée chinoise à l’art contemporain, s’inspirant notamment de Marcel Duchamp et d’Andy Warhol. Si ses créations interrogent nos sociétés avec tant de force, c’est parce qu’elles mettent en scène des objets du quotidien qui par le geste de transformation de l’artiste deviennent des œuvres d’art.
Ai Weiwei est le fils du célèbre poète chinois Ai Qing (1910-1996), qui découvrit l’Occident en 1929 en débarquant à Marseille, sur les quais de la Joliette, à l’endroit-même où se situe aujourd’hui le Mucem.
C’est pourquoi l’artiste nous propose un voyage à travers le temps et son œuvre, qu’il relie à son lignage paternel. Faisant apparaître des résonances inédites, cette exposition nous permet d’aborder le travail d’Ai Weiwei sous un jour nouveau. Ses créations, mises en parallèle à des objets des collections au Mucem, nous invitent à questionner des concepts opposés comme « Orient » et « Occident », « original » et « reproduction », « art » et « artisanat », « destruction » et « conservation ». Mais, avant tout, elles remettent en question nos systèmes d'interprétation.
  • Fan-tan

    Wei Wei Ai

    Acteur majeur de la scène artistique internationale, Ai Weiwei propose dans ce catalogue de son exposition au Mucem - qui présente le plus gros ensemble d'oeuvres jamais réuni en France - un voyage artistique, autobiographique, culturel, historique et politique.

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  • Ai Weiwei

    Collectif

    Ai Weiwei (b. 1957) is truly an artist for the twenty-first century. In his sculptures he refashions artefacts and antiques into surprising, sometimes monumental constructions such as Template (2007): hundreds of wooden doors and windows taken from demolished Ming and Qing dynasty temples and arranged into a massive outdoor sculpture. As much as these materials look to the past, they also speak of the present, because never before (and probably never again) have they been available in such abundance. Like his benches carved from centuries-old temple beams, Template is a sly commentary on the speed with which China's building boom is obliterating its past. (When Template collapsed in a rainstorm two weeks after its unveiling at Documenta 12, the artist embraced its demise as a clever artistic twist.) In China today, making art that's critical of current cultural and economic policies is not a particularly safe career move. But Ai's father, the poet Ai Qing, walked a similar path, absorbing European avant-garde styles while studying in 1930s Paris and later standing by them in the face of Communist opposition, a move that eventually led to his exile to the distant provincial town where his son Weiwei came to be born and raised. In the late 1970s Ai Weiwei moved to Beijing, banding together with other pro-democracy artists in a loose collective known as the Stars Group. In 1981, following government retaliation against one of their exhibitions, Ai moved to New York, where he attended art school and lived the life of the bohemian for twelve years, his East Village apartment serving as a base for countless visiting Chinese artists. When his father became ill in 1993 Ai returned to China, settling in Beijing and finally taking up his art career in earnest.

    Weiwei's artistic forebears belong primarily to the Western modernist avant-garde (Duchamp and Beuys are particularly relevant). But Ai has equally and increasingly been influenced by modernist architecture and contemporary urban planning, citing the need for an ideal for living in a country where runaway economic development has shown little regard for the everyday life of the individual. In stark contrast to the glass-and-steel high-rises going up around Beijing, the art galleries, ateliers and homes Ai designs are boxy and modest, made from brick and other vernacular materials. Their resolution of Eastern and Western styles is a fitting parallel to his antique readymade sculptures.

    At a time when the West is finally discovering Chinese contemporary art, Ai is one of the few to have transcended the label 'Chinese artist'. In part thanks to his gallery Urs Meile (Lucerne and Beijing), Ai has won the support of strong European collectors. His work is increasingly being shown at major venues around the world (Kunsthalle Bern, Kunsthaus Graz, Tate Liverpool) and included in major international exhibitions (the Moscow Biennial, the Guangzhou Triennale, Documenta). A complex, multi-faceted artist, Ai is poised to make a deep impact on contemporary art far beyond China's borders.

    In the interview Hans Ulrich Obrist discusses Ai Weiwei's life and motivations, his childhood in a rural province close to the Russian border, his underground political work, his move to New York in the 80s and consequent return to China in the 90s, and his break within the art world.

    Karen Smith's survey examines the evolution of Ai Weiwei's work from the early paintings, drawings, and sculptures pieces through his most recent installations and architectural work, including the cotton-made sculpture World Map (Biennale of Sydney, 2006), the wooden doors and windows structure Template (Documenta 12, 2007) and his collaboration with the Swiss firm Herzog & de Meuron for the Beijing National Stadium for the 2008 Summer Olympics.

    Bernard Fibicher focuses on Working Progress (Fountain of Light) (2007), a site-specific sculpture for Tate Liverpool inspired by Tatlin's Monument to the Third International (1919) and that takes the form of a spectacular chandelier.

  • Weiwei-ismes

    Wei Wei Ai

    Ai Weiwei est l'un des artistes contemporains chinois les plus engagés politiquement et les plus controversés de sa génération. Agitateur de conscience, il utilise l'art comme vecteur de promotion de la liberté d'expression du peuple chinois. Au moyen d'oeuvres, de performances et de citations, Ai Weiwei tente de briser la psychologie de la peur instaurée par son gouvernement.
    La suprématie du système communiste chinois a ainsi donné naissance, malgré lui, à l'un des artistes les plus critiques envers Pékin. Ai Weiwei est un artiste qui s'exprime au nom de tous, au nom de valeurs universelles et humaines dans une société contemporaine nécrosée par l'autocensure.
    Weiwei-ismes expose la vision de cet artiste hors du commun qui, à travers de fulgurants aphorismes, nous fait prendre conscience de la valeur des mots et des idées. Aussi artistique que politique, Weiwei-ismes est un manifeste de défense des valeurs démocratiques autant qu'un outil de changement des consciences dans une société gouvernée par le pouvoir plutôt que par les hommes.

  • Fascination - détestation sont les deux pôles d'une relation ambivalente entre l'Europe et l'empire du Milieu. En un siècle et demi, de 1700 à 1860, la relation sino-française et la perception occidentale de ce pays lointain ont connu une évolution à deux versants. D'abord marginal, encore aventureux, soumis aux conditions dictées par la Chine, le commerce s'accompagne d'un vif engouement pour les objets rapportés dans les cales des navires et de la découverte éblouie d'une culture arffinée. Puis, dans un mouvement de bascule, les rapports économiques s'inversent au profit de l'Europe, alors que dans une perspective colonialiste, condescendance et mépris se superposent à l'enthousiasme sinophile.
    La mer et l'aventure, la soie, la porcelaine et le thé, la circulation des idées et les Jésuites, le trafic de l'opium et la guerre, la passion et l'humiliation sont ici éclairés par les contributions des chercheurs et de très nombreuses illustrations, dont certaines totalement inédites.

  • "Voici quelques années que la Chine vole de record en record, surprenant
    d'abord, inquiétant de plus en plus. Elle inquiète donc, avec sa puissance et
    sa capacité d'achat d'entreprises jugées désormais trop fortes, l'indépendance
    qu'elle affiche dans les rencontres internationales (comme à la dernière
    rencontre de Copenhague), et maintenant avec le risque de bulles qu'elle
    abrite, dans l'immobilier ou la bourse de Shanghai. La Chine est en effet le
    nouveau partenaire de toutes les grandes rencontres et, désormais, de toutes
    les grandes décisions si on veut qu'elles aient un sens. La Chine n'est pas
    simple, bien sûr, à l'aune de sa taille - immense - et de sa (très) longue
    histoire. Le rattrapage auquel on assiste n'explique pas tout chez ce grand
    pays, longtemps à l'écart et souvent humilié. Essayer de mieux le connaître et
    tenter de mieux le comprendre sont devenus décisifs. De Mah-Jong à Tian An Men,
    de Changjiang (Yang Tse) à la SASAC, voici 100 mots pour commencer." Président
    de la Société AEC, André Chieng est vice-Président du Comité France-Chine. Il
    est notamment l'auteur, avec François Jullien, de La pratique de la Chine
    (Grasset, 2006). Jean-Paul Betbèze est Chef économiste de Crédit Agricole SA et
    membre du Conseil d'analyse économique.

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  • En France, l'idéologie sécuritaire et la société de surveillance sont deux thèmes classiques du storytelling du XXIe siècle, alimentés aussi bien par les analyses d'intellectuels et de journalistes que par les discours politiques. La surveillance, qui s'exercerait sur chaque citoyen, ne cesserait de progresser dans des collectivités obsédées par le principe de précaution et par les « nouveaux » risques (terrorisme, cybercriminalité, etc.).
    L'État menacerait donc les libertés individuelles tandis qu'une idéologie sécuritaire, prônant la mise en place de dispositifs liberticides, contaminerait lentement mais sûrement les esprits, nous rapprochant insensiblement d'un régime fascisant. Certes, la société de surveillance progresse. Cependant, nul apprenti dictateur n'entend consciemment nous l'imposer ; chacun d'entre nous l'appelle de ses voeux face aux menaces de l'insécurité et de la société de défiance.
    Parallèlement, la société du spectacle, la peur de l'autre et la méconnaissance du monde fabriquent une idéologie sécuritaire qui ne résulte d'aucun projet gouvernemental, quelle que soit la majorité au pouvoir. Cette tentation de la société de surveillance et de l'idéologie sécuritaire sonne le glas du culte du progrès et démontre la nécessité de repenser notre modèle démocratique.

  • Cinq longues nouvelles des débuts du grand écrivain chinois ; cinq courts romans qui creusent ce qui s'imposera comme le thème central de l'oeuvre de Yu Hua : celui du destin et de la possibilité ou non pour les humains d'avoir la maîtrise de leur propre vie.

  • "Je est un autre". Cette déclaration d'Arthur Rimbaud en 1871 vient troubler nos définitions traditionnelles de l'identité, des pratiques poétiques et de la création artistique. Des artistes chinois et des théoriciens français ont réfléchi aux enjeux actuels de cette déclaration révolutionnaire. Dans le nouveau contexte interculturel, entre l'art occidental et l'art extrême-oriental, une réflexion sur l'identité et l'altérité permet alors d'explorer les possibilités du soi et de construire une possible identité partagée dans le domaine de l'art contemporain.

  • Le selfie s'est aujourd'hui imposé dans nos vies quotidiennes, mais derrière ce phénomène de mode se cache un véritable exercice virtuose qui a inspiré les plus grands artistes au fil des siècles.

  • - Un des très rares ouvrages publiés dans la foulée du 50e anniversaire de cet événement historique : la révolution culturelle en Chine et en France.
    - Des analyses nouvelles sur la bases de sources inédites.
    - Des chercheurs chinois et français en débat.
    - Des sujets qui impactent encore notre vision du monde : le malentendu de la contre-culture, l'influence de la révolution culturelle sur l'extrême droite et l'extrême gauche en France, la genèse des terribles Gardes rouges, l'engagement ouvrier, le cinéma...

  • Depuis l'ouverture de la Chine en 1978 les musiques alternatives connaissent un essor fulgurant. À Pékin, la scène indépendante fédère un nombre croissant de groupes, labels, disquaires et clubs autour d'une même veine contre-culturelle qui transcende les obédiences musicales traditionnelles. Depuis les 90's des communautés de musiciens qui veulent s'éloigner de la musique pop préfabriquée de l'État utilisent les musiques amplifiées comme exutoire mais connaissent les limites à ne pas franchir pour le Parti. En 40 ans, la Chine a vu grandir les héritiers de la révolution culturelle, la génération de l'enfant unique et celle d'Internet et de la surconsommation : d'acte de rébellion, le rock est devenu mode de vie et, en dépit des chocs générationnels, préserve le désir commun d'empowerment.

  • Entre 1903 et 1905, l'ingénieur et industriel français Ferdinand Arnodin (1845-1924), contemporain de Gustave Eiffel, construit un pont transbordeur au-dessus du Vieux-Port de Marseille (il sera détruit par les Allemands en 1944). Arnodin fut l'inventeur de ce système qui permettait de faire rapidement passer des marchandises d'un quai à l'autre sans avoir à interrompre le trafic maritime ; avant celui de Marseille, il avait construit plusieurs ponts transbordeurs, notamment ceux de Rouen, de Bizerte (démonté puis remonté à Brest) et de Nantes. D'une longueur de 239 mètres, le tablier du pont transbordeur de Marseille était tenu par deux pylônes métalliques de 86 mètres de haut ; une nacelle de 120 m² y faisait l'aller et retour en moins de deux minutes. Un café restaurant s'y trouvait également. Cette installation audacieuse, qui modernisait d'un coup le paysage traditionnel du Vieux-Port, suscita évidemment une polémique. Parmi ses admirateurs, on compte, outre Walter Benjamin, le peintre, sculpteur, cinéaste et photographe hongrois Làszlo Moholy-Nagy (1895-1946) qui, en 1929, après son départ du Bauhaus, réalisa une série de photogrammes du pont transbordeur qu'il qualifia de " véritable miracle de la technique, d'une précision et d'une finesse exceptionnelles ".

  • Air de jeu ; er XI

    Wei Wei Ai

    Ai Weiwei est l'artiste de tous les superlatifs : figure majeure de l'art contemporain dont les oeuvres atteignent des prix astronomiques, il est à la fois plasticien, photographe, sculpteur, blogueur. Iconoclaste et provocateur, son oeuvre bouillonnante, d'une vitalité époustouflante, ne laisse personne indifférent, à commencer par les autorités chinoises qui l'on assigné à résidence pendant longtemps, ce qui n'a pas empêché le monde entier de célébrer ses oeuvres.
    Curieusement, sa présence est plus rare à Paris, où il a fallu attendre 2012 pour que la galerie du Jeu de Paume lui consacre une première grande exposition. Lui qui aime mêler l'art à la vie et à l'urbain a choisi d'exposer, en janvier 2016, dans un lieu étonnant de la capitale : Le Bon Marché. Une façon malicieuse de décloisonner et de désacraliser l'art contemporain, en installant ses oeuvres dans le temple parisien de la mode et du luxe.
    Ce livre est le carnet de bord de cette aventure et de cette collaboration exceptionnelles. À l'image de Ai Weiwei, ce livre d'artiste éclectique réunit ses dessins et son cahier d'inspiration, ainsi que les dizaines de photos et selfies réalisés pendant les mois de conception et de présentation.
    Une rencontre intime et privilégiée avec un artiste unique.

  • The year 1989 was a turning point in Chinese art: it shifted from modernism or avant-gardism to so called «contemporary art.» However, this shift, unlike that in the West after World War Two, wasn't the logical result of post-modernist theories. Art in China may be influenced by Western art, but it is also severely constrained by the state political system and ideology, as well as a particular historical background; the shift had complex causes, which produced a specific language and artistic forms.
    This book provide an historical review and analysis of the political and social realities of China since the end of the Cold War, and more specifically after the June 6 suppression of the student movement on Tiananmen Square.
    This book also analyses the global context of the new century and points out some issues that must be faced in the judgment of Chinese contemporary art.

  • De son enfance en pleine Révolution culturelle, Chen Cao garde en mémoire les dénonciations et les quolibets dont son père a été l'une des victimes humiliées. Quelques années plus tard, jeune policier, Chen se charge d'une affaire aux relents de corruption : l'assassinat d'un commerçant spolié puis réhabilité. Cette première enquête le ramène aux heures sombres de la Chine de Mao et réveille un douloureux passé. Poète de coeur et policier de métier, il dénoue cette énigme de main de maître et devient l'incorruptible inspecteur Chen.

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  • Il a tué sa camarade de classe avec un cran d'arrêt. Sans raison particulière, gratuitement. Trente-sept coups de couteaux et un cadavre dans le lave-linge. Il a méticuleusement préparé son geste, planifié sa fuite et organisé sa défense. Recherché par la police, devenu ennemi public, il a l'impression d'exister. Alors qu'il erre dans la Chine provinciale, il sent l'ennui le reprendre...

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  • Zhao Jin rentre dans son village. En chemin, Qian Yinghao, mort treize ans auparavant, l'interpelle. Sous une pluie battante, perchés sur la cime d'un saule surplombant une rivière en crue, les deux anciens compagnons se retrouvent. L'un est devenu officier, l'autre est tombé au combat, sans panache. Perdus entre ciel et eau, ils évoquent leurs souvenirs d'enfance, de caserne, et leurs espoirs déçus.

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  • Comprendre les mystères de l'art contemporain en BD à travers trois portraits représentatifs.
    Statut des artistes, critères d'acceptabilité, rôle essentiel des intermédiaires et des institutions... Pour qu'il soit compris, l'art contemporain exige ces clés d'entrée. Véritable photographie sociologique du monde de l'art contemporain en ce début du XXIe siècle, cette bande dessinée s'est donné pour objectif de suivre les itinéraires de trois archétypes d'artistes afin de mieux nous faire comprendre le fonctionnement interne de l'art d'aujourd'hui.

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  • An 12 de la dynastie chinoise des tsing.
    A tchouen-yun, le petit ramasseur de crottin, la vieille sorcière pai taitai a prédit qu'un jour " tous les trésors existant sous le ciel se trouveraient entre ses mains " ; et à wen-sieou, le cadet de bonne famille, que lui reviendrait " l'écrasant destin de soutenir l'empereur ". aidé par les eunuques de la ruelle des vieux nobles, tchouen-yun pénétrera dans le gynécée de la redoutable impératrice tseu-hi, par-delà les neuf enceintes de la cité interdite.
    Son destin et celui de wensieou croiseront les destinées des plus hautes figures de la cour et se trouveront mêlés aux soubresauts de la fin de l'empire mandchou. tantôt minutieux, tantôt échevelé, ce roman fait feu de tout bois, brasse réalité et légendes. fouille l'âme des personnages historiques et démonte les ressorts du pouvoir, dont le symbole, la perle du dragon conférant le mandat du ciel, déchaîne les passions humaines.

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  • " Je vais leur montrer, moi, à tous ces villageois, qui est une baguette et qui est une poutre ! " Trois soeurs décident de quitter leur campagne et le mépris des autres, pour chercher fortune dans une grande ville. Soeurs Trois, Cinq et Six n'ont guère fait d'études, mais il y a une chose qu'elles ont apprise : leur mère est une ratée qui n'a pas su enfanté de fils, et elles-mêmes ne méritent qu'un numéro comme prénom. Les femmes, leur répète leur père sont comme des baguettes : utilitaires et jetables. Les hommes, eux, sont des poutres solides qui soutiennent le toit d'une maison.
    A Nankin, leurs yeux s'ouvrent sur un monde totalement nouveau : les buildings et les livres, le trafic automobile, la liberté des moeurs et la sophistication des habitants. Elles vont faire preuve de leur détermination et de leurs talents, et quand l'argent va arriver au village, leur père sera bien obligé de réviser sa vision du monde. C'est du coeur de la Chine que nous parle Xinran. De ces femmes qui luttent pour conquérir leur place au soleil.

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  • Qu'est-ce que l'art contemporain, qu'est-ce qui motive les polémiques qui l'entourent ? L'auteur propose de le considérer non comme un moment de l'histoire de l'art, de l'évolution artistique, mais comme un "genre" à proprement parler, comme la peinture d'histoire de l'âge classique, ou la musique contemporaine.

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  • La censure sur les oeuvres d'art existe depuis des siècles, elle fut d'abord l'apanage de l'Eglise, grande spécialiste de la mise à l'index et des autodafés, qui livra une véritable guerre contre les images, censurant ce qui s'éloignait des canons officiels. On pouvait penser qu'après la révolution de 1789, la censure allait reculer devant la raison.
    Mais dès 1793 un décret propose la destruction des gisants de Saint-Denis et une vague de vandalisme détruit de nombreux chefs d'oeuvre du patrimoine. Au XIXe siècle, la censure est surtout politique et s'attaque à la presse, notamment ses illustrateurs tel Daumier. La liste des artistes frappés par la censure religieuse ou étatique est longue : Courbet, Manet, Munch, Schiele, Malévitch, Picasso, Dali...
    Fer de lance de la paranoïa dans les régimes totalitaires, la censure n'existe plus officiellement dans les pays démocratiques, mais elle emprunte des voies plus insidieuses : pressions contre les musées, dénonciations calomnieuses, interdictions à certaines catégories de public.
    Les artistes n'ont pas fini de se battre contre les hérauts de l'ordre moral et les conservateurs de tous ordres. Car la censure pose la question des limites de l'art : que peut-on ou que doit-on représenter ? pour quel public ? Jusqu'où l'art peut-il aller trop loin ?
    A travers un choix d'un cinquantaine de cas de censure, de la Renaissance à nos jours, Thomas Schlesser, historien de l'art et romancier, invite à redécouvrir des chefs d'oeuvre méconnus, des tableaux scandaleux, des gravures interdites, des films censurés.
    Du procès de Véronèse aux photographies récemment censurées de Larry Clark, en passant par l'iconoclasme de la Réforme, les scandales Courbet et Manet, l'emprisonnement de Daumier ou d'Egon Schiele ou l'exposition d'art dégénéré organisée par les Nazis, l'auteur raconte en détails, à l'aide d'anecdotes, de documents et de commentaires détaillés, l'histoire de ces oeuvres, qui ont affronté les pouvoirs en place et qui ont témoigné de la progression de la liberté en art.
    Raconter les épisodes de censure, c'est en effet voir tout à la fois ce qu'on attend et ce que l'on craint de la création, c'est surtout mesurer le pouvoir des images et le désir de contrôle que l'autorité cherche à exercer sur elle. C'est donc raconter une histoire des consciences.

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