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Georges Henri Rivière : voir, c'est comprendre (14 novembre 2018-4 mars 2019)

Le XIXe siècle fut un temps de fondation des musées, et le XXe celui de leur développement, de leur remise en cause, de leur réinvention et souvent de leur redistribution. Avec ses collections issues du musée du Trocadéro, du musée de l’Homme et du musée des Arts et Traditions populaires, avec les questions contemporaines auxquelles il se confronte, le Mucem peut incarner une part essentielle de cette évolution grâce aux objets et aux idées transmis par un homme, Georges Henri Rivière (1897-1985).
En prenant sa vie comme fil constitutif de cette histoire, l’exposition décline l’ampleur de sa vision d’un monde en pleine transformation. Elle dresse d’abord son portrait intime – ses origines, sa formation, son univers artistique et culturel – jusqu’au moment où il va engager, avec tous ceux qu’il entraîne à sa suite, une véritable révolution des musées.
Son père est un bourgeois et sa mère est d’origine paysanne. Il se destine à la musique et découvre avec son oncle Henri Rivière, l’un des animateurs du cabaret du Chat noir, le monde des collectionneurs et des érudits, le regard d’un artiste, ami de Degas, graveur et photographe remarquable. Sa sœur, Thérèse Rivière, le suivra au Trocadéro, devenant, dès sa première mission dans les Aurès (Algérie) avec Germaine Tillion, une excellente ethnologue dont la carrière fut brisée par la folie.
Rivière est musicien et curieux de tout ce qu’apportent les années folles, de l’art moderne au jazz et à la mode, de la photographie et du cinéma au music-hall. Journaliste polémiste, participant aux revues Cahiers d’art et Documents, il s’impose au musée du Trocadéro, après avoir réalisé en 1928 la première exposition sur « Les Arts anciens de l’Amérique ». Infatigable intercesseur et organisateur d’événements chocs, prenant en exemple les musées étrangers, il conçoit le musée de l’Homme autour de ses collections ethnographiques, comme un instrument de partage social et scientifique qui s’ouvre sous le Front populaire à l’occasion de l’Exposition internationale de 1937.
Rivière comprend qu’au-delà de l’ethnologie et des cultures exotiques, il faut s’intéresser au bouleversement annoncé des cultures rurales et ouvrières des pays de France, créant durant cette même année 1937 un « musée des Arts et Traditions populaires ». Tout en restant proche des artistes – Picasso, Léger –, et de leurs mécènes, Rivière explore et analyse les savoir-faire artisanaux et toutes les facettes de l’invention populaire, de l’imagerie jusqu’aux arts du cirque. Il révèle les forces, les beautés, l’humour et les potentialités d’un monde que l’on croyait révolu.
L’exposition s’attache à dresser le portrait d’un homme, Georges Henri Rivière, qui incarne à lui seul certains des aspects les plus marquants du XXe siècle. Elle présente près de 600 documents et objets (œuvres d’art moderne, pièces d’arts populaires, objets ethnographiques, photographies, sculptures, dessins, archives audiovisuelles, etc.), issus du Centre Pompidou, du musée du quai Branly, du musée d’Orsay, des Archives nationales et principalement du Mucem qui conserve les collections diverses et signifiantes du musée des Arts et Traditions populaires.
  • Une exposition présentant la vie de de G.H. Rivière, sa carrière, son rôle dans le monde des expositions et ses goûts personnels. Considéré comme le créateur du musée moderne, il participa à l'émergence de la muséologie et de l'ethnographie de la France. Il fonda également le Musée des arts et traditions populaires à Paris et fut directeur du Conseil international des musées de 1948 à 1964.

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  • «Parler aux hommes le langage de tous les hommes et leur parler cependant un langage tout neuf, infiniment précieux et simple pourtant comme le pain de la vie quotidienne, nul poète, avant Éluard, ne l'avait fait si naturellement. Transmuer en une sorte d'or vierge l'aspect des joies et des douleurs communes à tous, pour en faire éclater la splendeur unique, Éluard fut capable de cela plus intensément et plus aisément que nul autre. L'amour la poésie, ce titre (que je trouve follement beau), n'est-ce pas la formule exacte qui en coiffant impérieusement la vie permet de la renouveler ? La plupart des poètes ont célébré l'amour. Combien sont-ils, à la réflexion, qui l'aient porté en eux toujours et qui en aient imprégné leur oeuvre à la manière d'Éluard ? Capitale de la douleur, L'amour la poésie, je vois en ces livres des tableaux de la vie commune telle que par l'amour elle est rendue poétique, c'est-à-dire illuminée. Il n'est personne qui, pour un temps bref au moins, n'ait fait l'expérience de pareille illumination, mais les avares et les prudents ont la règle de rabaisser les yeux au plus vite, tandis que la leçon d'Éluard est de substituer définitivement le monde ainsi transfiguré à l'ancien et de s'en mettre plein la vue et plein les doigts sans avoir peur de se déchirer à ses aigus sommets.» André Pieyre de Mandiargues.

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  • «Lorsque, au printemps de 1919, André Breton et Philippe Soupault conçoivent et expérimentent la méthode d'écriture d'où naîtront non seulement Les Champs magnétiques mais deux pièces de théâtre : Vous m'oublierez et S'il vous plaît, sans compter nombre de textes automatiques, l'un a vingt-trois et l'autre vingt-deux ans. Au même âge, Rimbaud venait de rompre avec la poésie ; Isidore Ducasse s'arrachait aux Chants de Maldoror et affrontait cette Préface à un livre futur par quoi se donnent les Poésies. En 1918, Breton et Aragon, encore mobilisés, se portaient régulièrement volontaires, à l'hôpital où ils étaient affectés, pour assurer la garde de nuit et là, des heures durant, se lisaient à voix haute les psaumes démoniaques du Comte de Lautréamont. L'année suivante, Breton recopie, à la Bibliothèque nationale, l'exemplaire unique des Poésies, qui sont publiées en avril, dans le n° 2 de Littérature, revue qu'il vient de fonder avec Aragon et Soupault. On serait tenté de penser que, dans l'esprit des "scripteurs", Les Champs magnétiques sont précisément ce "livre futur" annoncé, au seuil de la mort, par le jeune Ducasse. En un sens, en effet, ils répondent à l'injonction de l'initiateur : "La poésie doit être faite par tous. Non par un." Par-delà les Poésies, les Champs se mesurent aux Chants. L'outrance rhétorique perverse et savante de Maldoror, la sécheresse pseudo-conformiste de Ducasse retournant Pascal et Vauvenargues comme on dépouille un lapin, instituent, dans leur apparente opposition, une zone d'extrême turbulence d'où peut jaillir, sans entraves ni scrupules, la voix automatique.» Philippe Audouin.

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  • Donner a voir

    Paul Eluard

    «Le poète est celui qui inspire bien plus que celui qui est inspiré. Les poèmes ont toujours de grandes marges blanches, de grandes marges de silence où la mémoire ardente se consume pour recréer un délire sans passé. Leur principale qualité est non pas, je le répète, d'invoquer, mais d'inspirer. Tant de poèmes d'amour sans objet réuniront, un beau jour, des amants. On rêve sur un poème comme on rêve sur un être. La compréhension, comme le désir, comme la haine, est faite de rapports entre la chose à comprendre et les autres, comprises ou incomprises. C'est l'espoir ou le désespoir qui déterminera pour le rêveur éveillé - pour le poète - l'action de son imagination. Qu'il formule cet espoir ou ce désespoir et ses rapports avec le monde changeront immédiatement. Tout est au poète objet à sensations et, par conséquent, à sentiments. Tout le concret devient alors l'aliment de son imagination et l'espoir, le désespoir passent, avec les sensations et les sentiments, au concret. [...]» Extrait de L'évidence poétique

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  • La valse des vingt ans.

    Bon pour le vent bon pour la nuit bon pour le froid.
    Bon pour la marche et pour la boue et pour les balles.
    Bon pour la légende et pour le chemin de croix.
    Bon pour l'absence et les longs soirs drôle de bal.
    Où comme j'ai dansé petit tu danseras.
    Sur une partition d'orchestre inhumaine.
    Bon pour la peur pour la mitraille et pour les rats.
    Bon comme le bon pain bon comme la romaine.

    Mais voici se lever le soleil des conscrits.
    La valse des vingt ans tourne à travers Paris.

    Bon pour la gnole à l'aube et l'angoisse au créneau.
    Bon pour l'attente et la tempête et les patrouilles.
    /> Et bon pour le silence où montent les signaux.
    La jeunesse qui passe et le coeur qui se rouille.
    Bon pour l'amour et pour la mort bon pour l'oubli.
    Dans le manteau de pluie et d'ombre des batailles.
    Enfants-soldats roulés vivants sans autre lit.
    Que la fosse qu'on fit d'avance à votre taille.

    La valse des vingt ans traverse les bistros.
    Éclate comme un rire aux bouches du métro.
    [...]

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  • « Je crois à la résolution future de ces deux états, en apparence si contradictoires, que sont le rêve et la réalité, en une sorte de réalité absolue, de surréalité, si l'on peut ainsi dire. C'est à sa conquête que je vais, certain de n'y pas parvenir mais trop insoucieux de ma mort pour ne pas supputer un peu les joies d'une telle possession. » Des projets et des promesses du premier Manifeste du surréalisme (1924) aux prises de position, politiques et polémiques, affirmées dans le Second Manifeste du surréalisme (1930), se dessine ici une théorie de l'expérience esthétique qui a bouleversé tous les domaines de la création au XXe siècle.

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  • Nadja

    André Breton

    «J'ai pris, du premier au dernier jour, Nadja pour un génie libre, quelque chose comme un de ces esprits de l'air que certaines pratiques de magie permettent momentanément de s'attacher, mais qu'il ne saurait être question de se soumettre. J'ai vu ses yeux de fougère s'ouvrir le matin sur un monde où les battements d'ailes de l'espoir immense se distinguent à peine des autres bruits qui sont ceux de la terreur et, sur ce monde, je n'avais vu encore que des yeux se fermer.»

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  • L'amour fou

    André Breton

    « Je vous souhaite d'être follement aimée. » Un des textes fondamentaux du surréalisme. Un des ouvrages de Breton dans lequel s'offre le plus ouvertement la gamme entière de ses « charmes ». Le hasard et le désir, la vie et le rêve, le monde et l'homme entretiennent ici une mystérieuse correspondance de tous les instants.

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  • Cannibale

    Didier Daeninckx

    Paris 1931, l'Exposition Coloniale. Quelques jours avant l'inauguration officielle, empoisonnés ou victimes d'une nourriture inadaptée, tous les crocodiles du marigot meurent d'un coup.
    Une solution est négociée par les organisateurs afin de remédier à la catastrophe. Le cirque Höffner de Francfort-sur-le-Main, qui souhaite renouveler l'intérêt du public allemand, veut bien prêter les siens, mais en échange d'autant de Canaques. Qu'à cela ne tienne !
    Les « cannibales » seront expédiés.
    Inspiré par ce fait authentique, le récit déroule l'intrigue sur fond du Paris des années trente - ses mentalités, l'univers étrange de l'Exposition - tout en mettant en perspective les révoltes qui devaient avoir lieu un demi-siècle plus tard en Nouvelle-Calédonie.

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  • Paris est une fête

    Ernest Hemingway

    Au cours de l'été 1957, Hemingway commença à travailler sur les «Vignettes parisiennes», comme il appelait alors Paris est une fête. Il y travailla à Cuba et à Ketchum, et emporta même le manuscrit avec lui en Espagne pendant l'été 59, puis à Paris, à l'automne de cette même année. Le livre, qui resta inachevé, fut publié de manière posthume en 1964.
    Pendant les trois années, ou presque, qui s'écoulent entre la mort de l'auteur et la première publication, le manuscrit subit d'importants amendements de la main des éditeurs. Se trouve aujourd'hui restitué et présenté pour la première fois le texte manuscrit original tel qu'il était au moment de la mort de l'écrivain en 1961.
    Ainsi, «Le poisson-pilote et les riches», l'un des textes les plus personnels et intéressants, retrouve ici ces passages, supprimés par les premiers éditeurs, dans lesquels Hemingway assume la responsabilité d'une rupture amoureuse, exprime ses remords ou encore parle de «l'incroyable bonheur» qu'il connut avec Pauline, sa deuxième épouse. Quant à «Nada y pues nada», autre texte inédit et capital, écrit en trois jours en 1961, il est le reflet de l'état d'esprit de l'écrivain au moment de la rédaction, trois semaines seulement avant une tentative de suicide. Hemingway y déclare qu'il était né pour écrire, qu'il «avait écrit et qu'il écrirait encore»...

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  • Chargés de traduire pour un large public les grandes questions de notre temps, les musées de civilisation(s) ou de société(s) sont plus que jamais sollicités pour apporter à nos contemporains les repères utiles à la compréhension des mutations actuelles et des enjeux de la mondialisation : accélération et amplification des circulations et des échanges ; effets des nouvelles technologies de la communication ; redéfinitions profondes des territoires et des modes de vie. La prise en compte de ces évolutions correspond pour l'institution muséale à un véritable changement de paradigme. À la quête nostalgique des identités perdues doit se substituer celle de la multiplicité des points de vue sur un monde multipolaire aux interconnexions infinies. Les musées de société(s) doivent être à la fois les interprètes, les médiateurs et les acteurs de ces dynamiques nouvelles. Ils garantissent et transmettent un patrimoine, et simultanément se réinventent dans des dispositifs en devenir. Ce sont les métamorphoses les plus récentes de plusieurs des musées de société(s) ou de civilisation(s) en Europe et en Amérique du Nord qui fournissent la matière des analyses proposées dans cet ouvrage.
    Elles éclairent les grands défis auxquels sont confrontées les institutions muséales aujourd'hui : nouveaux objets, nouvelles modalités de transmission, nouveaux publics et in fine nouveaux modes d'insertion dans la cité. Cet ouvrage, issu de rencontres organisée en mars 2011 dans le contexte de la mise en place d'un nouveau musée de société à l'échelle de la Méditerranée, le musée des Civilisations de l'Europe et de la Méditerranée (le MuCEM), vise, au-delà des expériences relatées, de leurs réussites et de leurs échecs, à mettre en évidence le rôle essentiel que doivent continuer à jouer les musées de société(s) et de civilisation(s) dans l'édification des citoyens de demain.

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  • Cet ouvrage pluridisciplinaire cherche à révéler les multiples facettes d'un métier méconnu qui représente pourtant près de la moitié des emplois dans le secteur muséal. L'étude présente un premier bilan à partir de recherches portant sur ses représentations dans les arts ou dans les médias. et à partir d'une série d'entretiens et de portraits de surveillants de musée en activité. On y découvre la façon dont ces surveillants de musée construisent leurs rapports aux lieux, aux collections, aux publics et à leur travail.

  • Dans son rapport, Jacques Toubon écrivait : « notre programme est de créer un centre d'histoire et de mémoire vivante, à vocation culturelle, installé dans un lieu central à identité forte, emblématique et chargé d'histoire. Largement ouvert au grand public et aux scolaires, conçus comme un point de repère national, mais également comme un noeud de réseaux et d'acteurs, il devra rassembler autour de lui les initiatives déjà existantes pour les rendre accessibles à l'ensemble de la population française. [.] Enfin, ce centre devra être un lieu vivant, producteur d'événements culturels et artistiques montrant l'enrichissement continu de la culture française par l'apport de l'immigration, afi n de constituer un repère identitaire pour la France du XXIe siècle. » « Dix ans après l'ouverture du musée national de l'Histoire de l'immigration, les questions soulevées par ce projet sont plus que jamais à l'ordre du jour. Grâce à cet ouvrage, qui fait le récit de la genèse du musée, le lecteur intéressé découvrira une dimension sans doute méconnue de l'histoire récente des politiques publiques » (Benjamin Stora).

  • On appelle « médiation culturelle » l'ensemble des actions qui visent, grâce à un intermédiaire - le médiateur -, à mettre en relation un individu ou un groupe avec une proposition culturelle ou artistique (oeuvre d'art, exposition, concert, spectacle, etc.), afin d'en favoriser la connaissance et l'appréciation.
    La médiation culturelle apparaît le plus souvent comme une pratique spontanée, informelle, par laquelle un amateur, familier d'une expression artistique, en facilite l'accès à des proches : parents, amis, voire élèves dans un cadre scolaire. Sa professionnalisation, formalisant et complexifiant ces pratiques, a permis de développer un champ de théories et de pratiques transversal aux grands domaines de la culture (patrimoine, théâtre, cinéma, etc.).
    Cet ouvrage montre la place de la médiation au sein de la culture et évoque le travail particulier du médiateur, les actions qu'il met en oeuvres et les outils qui lui sont spécifiques.

  • Au cours des dernières décennies, les politiques culturelles de l'État et des collectivités territoriales ont connu une forte montée en puissance financière et institutionnelle, stimulée par le volontarisme du ministère de la Culture comme par l'attrait croissant des thèmes de l'art et de la culture auprès des collectivités territoriales.
    Cet ouvrage met à plat les objectifs poursuivis par les pouvoirs publics en la matière et montre le chemin parcouru par les autorités. Il s'interroge également sur les résultats obtenus, bien que l'évaluation en soit difficile.
    L'auteur plaide enfin pour une continuité du soutien public et une clarification des compétences.

  • Tandis que la plupart des musées d´ethnographie régionale conçus sur un modèle classique peinent à toucher leurs visiteurs, et que les musées locaux se multiplient, un nouveau modèle est en train d´émerger : le musée dit « de société » ou « de civilisation ».
    Cette « catégorie » de musées offre de multiples visages - de la collection thématique au musée national, du musée de plein air aux musées sans objets - et une complexité passionnante à explorer : enjeux politiques, problématique identitaire, rapports affectifs avec la mémoire, statut du patrimoine ethnologique, professionnalisation au détriment du « charme » que certains apprécient...
    Comment ces musées se sont-ils constitués ? Quelles en sont les spécificités ? Comment répondent-ils aux problématiques contemporaines ? Quels publics peuvent-ils toucher ?
    Cet ouvrage, première grande synthèse sur le sujet, vient faire le point sur ces institutions, interroger leur devenir dans la société mondialisée et multiculturelle d´aujourd´hui et montrer également que l´approche « de société » ne s´applique pas à une discipline mais concerne tous les types de musées.

  • Discipline émergente, la muséologie se situe à l'intersection de différents domaines des sciences sociales : sociologie, pédagogie, sciences de la communication, histoire. Elle s'intéresse à l'ensemble des musées, quelle qu'en soit la nature. Depuis la première édition de ce manuel, en 2003, la muséologie a affirmé sa place parmi les disciplines académiques et comme formation professionnelle.
    L'ambition de cette introduction à la muséologie est de couvrir le large éventail des points de vue portés sur le musée, de montrer leurs interrelations et de mettre en lumière les conditions de l'équilibre entre les différentes fonctions que le musée est appelé à exercer au sein de la société.
    À travers une iconographie variée, les auteurs proposent aussi leur propre regard sur le musée, une muséologie, qui souligne la dimension politique de l'institution muséale.
    La quatrième édition de cet ouvrage a permis de renouveler l'approche de la gestion des musées et de rendre compte des développements récents des techniques muséographiques, en particulier des nouvelles technologies.

  • Devenu référence incontournable de l'entrée dans la discipline, ce manuel d'initiation à l'ethnologie présente ses méthodes et concepts fondamentaux ainsi que ses principaux paradigmes de l'évolutionnisme au structuralisme et ses grands domaines de recherche parenté, économie, politique, religion... Chacune de ces contributions est présentée de manière synthétique et illustrée d'extraits de l'oeuvre des auteurs les plus marquants de l'anthropologie française, britannique, américaine ou allemande, depuis les pères fondateurs (Morgan, Tylor, Boas ou Mauss) jusqu'aux contemporains (Lévi-Strauss, Balandier, Sahlins ou Geertz).
    Véritable instrument pédagogique, cet ouvrage, réactualisé dans cette quatrième édition, prépare l'étudiant à une lecture critique des oeuvres, tout en laissant entrevoir la complexité des débats et des controverses qui ont alimenté l'histoire de cette discipline.

  • La médiation est présente dans bien des domaines, mais le secteur culturel lui réserve une place particulière tant celle-ci est constitutive de son action. Associée à une volonté de démocratisation, la médiation culturelle repose sur le partage, avec le plus grand nombre, d'oeuvres artistiques et de savoirs produits par les sciences. Le public se trouve de ce fait placé au coeur de tous les domaines culturels, du spectacle vivant et des musées, comme des bibliothèques et des archives, de la création contemporaine comme du champ patrimonial.
    Qu'il s'agisse de transmettre, de générer des relations, de favoriser le dialogue, ou de créer, l'efficacité de la communication avec les différents publics repose sur un ensemble de techniques qui varient selon les enjeux et découlent d'une histoire complexe. Cet ouvrage revient sur les fondamentaux, les impératifs, les champs disciplinaires que convoquent la médiation culturelle et les techniques nécessaires pour la mettre en oeuvre. Il donne les clés pour déployer une action culturelle pertinente.
    Cette nouvelle édition est enrichie d'un tour d'horizon des pratiques. Sous forme d'encadrés, les initiatives de nombreux acteurs culturels et institutionnels sont présentées.

  • Josephine Baker

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    Entre glamour et humanisme, la vie tumultueuse de la première star mondiale noire.

  • Des techniques du corps à l'étude des phénomènes religieux, c'est toute la vie sociale qui est ainsi présentée grâce aux exceptionnelles compétences et connaissances que réunissait marcel mauss, l'un des maîtres des sciences sociales en france avec durkheim.

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  • Entretiens : un exercice inhabituel pour l'auteur des "Mythologiques", plus familier des traités savamment ordonnés que des caprices de la conversation imprimée.
    Caprices qui lui donnent l'occasion de revenir sur les grands thèmes de sa réflexion : le statut de l'anthropologue, la question du "naturel", les fonctions de l'art dans les sociétés primitives et dans nos sociétés. Jouant le jeu de l'impromptu, tout en suivant le fil de sa pensée, il en propose une présentation claire et brillante, synthétique et précise, qui va à l'essentiel et ouvre de nombreuses portes.
    Ce texte est une introduction irremplaçable, sûre et complète, à la pensée du plus grand anthropologue de notre temps.

  • La Belle Equipe, La Grande Illusion : deux films célèbres, témoins de la France du Front populaire. Deux formules emblématiques d'un moment capital de notre histoire, celui où est née la notion moderne de " politique culturelle ". Ce livre parle donc de théâtre ou de musique, mais aussi du nouveau CNRS ou de la télévision naissante, de l'" organisation des loisirs " ou de l'" art des fêtes ". Ses personnages s'appellent Léon Blum ou Jean Zay, mais aussi Le Corbusier ou Albert Camus, Jacques Soustelle ou Jean-Louis Barrault.
    Ce sont des prix Nobel de chimie, des conservateurs de musée ou des champions de tennis. Ses objets fétiches sont un bibliobus ou une chanson de Prévert, ses lieux typiques, une auberge de jeunesse ou un musée de plein air. Même si les espoirs se sont soldés par maintes déconvenues, ces quatre années de vigoureuse activité créatrice, d'intense imagination politique ont placé la France dans une position originale qui dure encore.

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  • Une étude anthropologique sur les interactions de la culture et des musées.

    Alors que nous sommes plongés dans un brassage inédit des civilisations et que nous baignons dans un plasma culturel planétaire, définir la culture légitime représente un enjeu primordial. Dans ce contexte les musées occupent une place déterminante. En deux siècles, ils sont devenus un acteur majeur de la culture et de la connaissance, une « matrice » de sélection et d'interprétation du patrimoine que les sociétés transmettront aux générations futures.

    Pour comprendre ce phénomène, Paul Rasse revient sur les conceptions historiques de la culture et sur leur évolution, jusqu'au melting pot de la mondialisation. Il se focalise ensuite sur les musées, montre quelles étaient leurs fonctions dans le domaine de l'art, de la science et de la technique et comment, alors qu'ils paraissaient condamnés par la modernité, ils ont su se réinventer en « média », jusqu'à devenir l'une des institutions culturelles les plus brillantes du moment. Décryptant les dynamiques de médiation, en particulier l'attention aux publics qui gagne progressivement tous les domaines de la création, l'auteur nous fait sentir de manière concrète comment les musées contribuent à la culture de notre société postmoderne.

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