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Muséologie

  • Une exposition présentant la vie de de G.H. Rivière, sa carrière, son rôle dans le monde des expositions et ses goûts personnels. Considéré comme le créateur du musée moderne, il participa à l'émergence de la muséologie et de l'ethnographie de la France. Il fonda également le Musée des arts et traditions populaires à Paris et fut directeur du Conseil international des musées de 1948 à 1964.

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  • L'histoire du musée national des arts et traditions populaires (ATP), se termine au printemps 2005, soixante-dix ans après sa création. Pour Martine Segalen, qui a dirigé pendant dix ans le Centre d'ethnologie française, laboratoire rattaché au musée, c'est « un crève-coeur, la fin d'une aventure et l'enterrement d'un grand projet ». C'est aussi le moment de revenir sur cette histoire riche d'enseignements sur les rapports entre politique et culture, beaux-arts et arts populaires, identité, nation et patrimoine.
    À l'origine des ATP, il y a d'abord la folle ambition d'un homme, Georges-Henri Rivière, visionnaire, passionné et prêt à tous les revirements idéologiques pour mener à bien son dessein. Présenté comme une vitrine du peuple au temps du Front populaire, un temple des traditions soutenu par la Confédération paysanne sous Vichy et un lieu de modernité scientifique et muséographique après la guerre, son musée est finalement installé, en 1972, dans un bâtiment flambant neuf construit au Bois de Boulogne. Une apothéose, qui donne à l'ethnologie de la France, jusque-là parente pauvre de l'ethnologie exotique, une légitimité nouvelle. Mais un succès de courte durée car, dès la fin des années 1980, alors qu'en province le mouvement des éco-musées suscite un engouement croissant, les visiteurs se font rares, le soutien de la direction des musées de France fait défaut et l'établissement s'enlise dans la crise qui lui sera fatale.
    En s'appuyant à la fois sur des archives inédites et sur une expérience vive, Martine Segalen offre, dans ce livre rigoureux et personnel, une réflexion de fond sur le devenir des musées d'ethnologie en France, pris entre tutelle publique, enjeux politiques et évolutions de la société.

  • Des accumulations des tombeaux égyptiens ou chinois et des trésors royaux jusqu'à notre Louvre d'aujourd'hui, entre autres lieux, il faudra du temps pour que le musée trouve sa forme et sa fonction de conservation, d'étude et d'exposition des objets. Or, une histoire mondiale des musées, à la fois politique, sociale et culturelle, n'a encore jamais été écrite. La voici : Le Musée, une histoire mondiale, en trois tomes qui paraîtront sur deux ans.
    Le premier volume de cette monumentale entreprise, Du trésor au musée, part d'un passé éloigné pour arriver à la création de l'institution appelée «musée», inventée en Italie à la fin du XVe siècle, gagnant toute l'Europe au XVIIIe. Une histoire faite de dons et de marchandises, de vols et de pillages, de guerres et de diplomatie. Et aussi d'architecture, de manière de contempler et de manier les objets, de problèmes juridiques et d'organisation, avant les vastes débats d'exposition, d'éclairage, d'accrochage qui suivront. Une histoire d'art, mais aussi de commerce, de savoirs, de techniques.
    La richesse de l'illustration qui s'appuie sur un texte lumineux donneront envie à tout en chacun de retourner enfin dans ce «lieu bien étrange , comme le déclare Krzysztof Pomian en ouverture de son ouvrage : le musée.

  • En apparence, tout va bien : il n'y a jamais eu autant de musées en France et jamais autant de monde dans les musées. Mais quelques musées, comme le Louvre, ne cachent-ils pas la forêt?? Une forêt de musées qui vivent encore au XXe, sinon au XIXe siècle. À travers 12 idées de rituels à instaurer, l'auteur invite à repenser le rôle des musées dans notre société, pour les réconcilier avec le politique et l'écologie, avec le siècle qui avance sans les attendre.

  • Pourquoi tant de spécialistes reconnus ont-ils décidé de nous suivre et de nous faire confiance dès la première réunion de notre comité ? Sans doute parce que chacun a senti que ce musée, qui ne saurait être le musée des autres, mais doit au contraire être le musée d'un «nous» moins étriqué et plus respirable, n'est pas non plus un musée comme les autres. Au moment où les débats politiques en France et en Europe sont faussés par des crispations idéologiques qui éloignent sans cesse les discours publics d'une mesure seine et juste de la réalité, c'est sans conteste le musée d'histoire dont nous avons besoin. Et puisqu'on en a besoin, d'influentes forces politiques tenteront encore de faire en sorte qu'il soit bridé dans ses ambitions.
    Nous avons choisi de disposer dans l'espace des récits, pour dire ici, maintenant, depuis longtemps, «ça a eu lieu», «ça a lieu là» - il y a lieu de considérer cette histoire. Nous proposons donc ici quelque chose comme une volte-face : par une ruse de l'histoire récente, le Musée national de l'histoire de l'immigration est installé dans le pavillon amiral de l'Exposition coloniale de 1931. Ce piège à regards, chambre noire de l'histoire coloniale, doit désormais se transformer en machine à ouvrir les yeux. Le musée doit investir son lieu car il lui faut affronter son histoire. Il ne s'agit pas, bien entendu, d'imposer à l'histoire des immigrations une surdétermination coloniale : cette histoire ne peut être que mondiale par vocation et comparatiste par méthode. Il s'agit de prendre la mesure du buissonnement, de la bigarrure dont nous sommes issus. On doit pouvoir s'y retrouver mais pas pour cultiver le petit lopin tranquille des identités.
    P. B.

    Coordinateurs : Emmanuel Blanchard, Delphine Diaz, Anouche Kunth et Camille Schmoll.

  • Le Mucem - musée des Civilisations de l'Europe et de la Méditerranée - a hérité des collections réunies par l'ancien musée national des Arts et Traditions populaires (MnATP), créé en 1937 par Georges Henri Rivière.

    Mais qu'en est-il désormais de ces collections aujourd'hui en sommeil dans les réserves du Mucem ? À la suite de résidences et d'ateliers préparatoires, artistes et chercheurs en proposent une activation inédite. L'exposition Document bilingue et le catalogue qui l'accompagne interrogent le statut de ces objets entre art populaire et discours scientifique, entre ethnographie et esthétique.

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  • Emmanuel Pierrat, avocat spécialisé dans le droit de la culture, auteur de nombreux essais et chroniqueur juridique, se passionne depuis une trentaine d'années pour l'art africain. Plus généralement, son activité l'amène à observer de près le marché de l'art, le fonctionnement des musées et la politique des États en matière de sauvegarde du patrimoine. Étant lui-même collectionneur d'art tribal, et en particulier d'art africain classique, il a arpenté la plupart des musées liés à l'art africain de France, d'Europe ou d'Afrique, continent où il se rend plusieurs fois par an.
    S'appuyant sur une documentation très complète, Emmanuel Pierrat analyse la complexité de la question de la « restitution » des oeuvres d'art africaines et invite à ne pas prendre position trop hâtivement dans un débat relancé sous forme de polémique depuis le discours d'Emmanuel Macron au Burkina Faso en novembre 2017. Celui-ci avait en effet déclaré : « Je veux que d'ici cinq ans les conditions soient réunies pour des restitutions temporaires ou définitives du patrimoine africain en Afrique. » avant de commander à Bénédicte Savoy et Felwine Sarr un rapport, qui a suscité de multiples réactions à travers le monde.
    Alors que le rapport Sarr-Savoy insiste sur la nécessité de « rendre » les oeuvres d'art à l'Afrique et fixe un calendrier devant s'appliquer sans tarder, Emmanuel Pierrat dresse un panorama complet de la question afin d'écarter les affirmations simplificatrices ou moralisatrices qui finiraient par entraver l'accès à la culture.

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  • Comment concevoir un musée et son contenu ? Comment façonner cet outil de médiation de l'art et des savoirs ? Des années 1920 aux années 1960, Le Corbusier s'interroge, échangeant avec des conservateurs, des responsables politiques et des artistes. Outre la création d'une forme à « croissance illimitée », il défend un « musée de la connaissance » et l'utopie d'une version « électronique » pour l'Inde, inspirée par la cybernétique.
    En s'appuyant sur ses écrits et ses archives, ce livre examine les positions de Le Corbusier et en analyse les ressorts, entre pragmatisme et opportunisme, fascination technologique, paternalisme néocolonial et convictions humanistes. Hybride, mobile et démultipliable, son modèle idéal tient à la fois du livre et du spectacle, et ses intuitions visionnaires entrent étonnamment en résonance avec les réflexions d'aujourd'hui sur le musée.

  • Les institutions muséales qui désirent repenser leurs missions confèrent une profondeur supplémentaire à leur réflexion en revisitant leur propre histoire. L'histoire institutionnelle des musées, cependant, ne suffit pas à combler leur attente. Une histoire culturelle du regard sur l'art semble plus appropriée, puisqu'elle seule est capable de saisir les modalités qui affectent radicalement la contemplation artistique, et par conséquent les objets contemplés à une époque donnée.
    Une telle approche peut être conçue dans la ligne des travaux de Francis Haskell, mais sa mise en oeuvre doit reposer sur des bases théoriques nouvelles. Les enjeux de ce type d'étude réclament de nouvelles méthodes ; il suffit de songer à l'immense impact d'internet, de l'image digitale et de la téléphonie contemporaine sur la perception actuelle de l'oeuvre d'art. Cette histoire du regard, Pascal Griener ambitionne de l'appliquer à une époque essentielle pour la compréhension de notre modernité : le XIXe siècle.
    En effet cette période voit s'affirmer, pour la première fois, la programmation d'une contemplation publique globale et immédiate à l'ambition démocratique. Les grands musées anglais de l'ère victorienne inventent, dès les années 1840, la statistique mensuelle des visiteurs, index certifié d'une popularité de masse ; les grandes institutions nationales ouvrent leurs portes gratuitement. Programmé par des politiques contrastées en Europe, le regard sur l'art se construit de manière complexe, mais sur des bases radicalement nouvelles.
    La reproduction en deux ou en trois dimensions connaît alors un développement sans précédent ; la photographie remplace graduellement la gravure de reproduction, et les musées de copies en plâtre assument un rôle majeur dans presque toute l'Europe. La littérature artistique se propose d'accompagner la visite au musée comme événement cognitif et émotionnel, à l'aide de nouvelles formes. L'architecture muséale propose une mise en condition du visiteur par la vertu de programmes iconographiques éloquents, mais surtout la programmation spatiale de la rencontre d'une conscience avec les oeuvres.
    Le marché de l'art, pour la première fois, est contraint de se positionner par rapport au musée et au système de valeurs qu'il sanctionne. Certains conservateurs, comme Wilhelm von Bode, tentent d'explorer ce lien entre marché de l'art et musée jusqu'à ses dernières conséquences. La typologie des oeuvres d'art "muséalisables" devient alors un enjeu majeur - commercial et scientifique - qui n'a pas encore été étudié.
    Dans les grands empires européens, les musées nationaux entrent en concurrence directe ; cette concurrence, avivée par l'impact des expositions universelles, dessine un paysage muséal commun parcouru d'échanges, d'emprunts, mais aussi de refus ou de conflits. Les institutions muséales les plus importantes tentent de produire un tableau universel de l'art. Seule une approche globale, comparative des politiques propres à ces musées permet à l'historien de saisir l'ampleur de tous ces phénomènes comme leur articulation.
    Tous ces phénomènes modifient la littérature artistique, tant dans ses contenus que dans ses formes, et jusque dans sa matérialité.

  • Après ses projets pour Disney, Vitra ou Minneapolis, lancés entre 1987 et 1990, Frank Gehry, Pritzker 1989, allait devenir infiniment redevable envers la Fondation Guggenheim. En effet, à la suite de négociations avec la région basque et la capitale émiratie - la fondation n'assurant qu'un rôle d'opérateur de ses propres collections -, Thomas Krens lui confiera les musées de Bilbao (1991-1997) et d'Abou Dabi (2006-2017). Depuis, ce modèle de franchise a révolutionné les stratégies muséales et urbaines - notamment celles du Centre Pompidou-Metz ou des Louvre-Lens ou Abou Dabi. Mais les fondations Luma (2010-2018) ou Louis-Vuitton (2001-2014) s'appropriant elles aussi le « style Gehry » à Arles ou à Paris, que révèlent donc toutes ces mutations privatisées ?

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  • La notion d'identité visuelle semble désormais s'enraciner dans le monde des musées. Les identités visuelles de musées se situent au confluent du marketing de l'esthétique et du patrimoine. Cet ouvrage se propose d'établir dans quelle mesure les systèmes de signes visuels sont comparables à celui d'une marque; mais aussi de détecter leurs particularités, la dynamique propre qu'elles mettent en place étant donné leur ancrage dans l'univers culturel.

  • De nombreux musées occidentaux conservent dans leurs collections des objets issus du passé colonial. L'Afrique doit reprendre la parole sur son patrimoine. Des spécialistes d'Europe et d'Afrique esquissent ici les pistes pour faire du continent africain le fer de lance des musées du XXIe siècle.

  • Les guerres ont toujours entraîné des spoliations d'objets et de trésors au détriment des pays vaincus. La France quant à elle a été particulièrement active au cours de ses conquêtes coloniales au XIXe siècle. On compte actuellement dans les collections publiques françaises au moins 88 000 objets provenant de l'Afrique subsaharienne.
    Malgré de nombreuses réclamations de pays africains depuis les indépendances, l'État français n'a pas jugé bon d'évoluer sur cette question, arguant de l'inaliénabilité du patrimoine national. Jusqu'au discours du 28 novembre 2017 du président Emmanuel Macron à Ouagadougou, qui annonça la mise en oeuvre dans un délai de cinq ans de « restitutions temporaires ou définitives du patrimoine africain en Afrique ». Il confia alors à Felwine Sarr et Bénédicte Savoy la mission de consulter les spécialistes en Afrique et en France, et de mener une large réflexion sur ce sujet. Le fruit de cette mission est le présent ouvrage.
    Il raconte les spoliations à travers l'histoire mondiale, évalue la part de la France, dresse un premier inventaire des oeuvres spoliées, fait le récit des tentatives des pays africains pour se réapproprier leur patrimoine, analyse les questions juridiques qui se posent, et énonce un certain nombre de recommandations pratiques pour la mise en oeuvre des restitutions, un des chantiers les plus audacieux de ce XXIe siècle.
    Un ouvrage passionnant, qui fera date. Car le mouvement de restitution du patrimoine vise non seulement à redonner accès aux Africains à leurs oeuvres, mais aussi à fonder une nouvelle ère dans les relations entre l'Afrique et la France, à écrire une nouvelle page d'histoire partagée et pacifiée.

  • À partir de mars 1941, Rose Valland, attachée de conservation au musée du Jeu de Paume, est l'unique témoin français des exactions perpétrées par une organisation culturelle du parti nazi dirigée par le ministre du Reich Alfred Rosenberg, sous l'autorité personnelle d'Adolf Hitler.
    La mission principale de l'Einsatzstab Rosenberg (E.R.R.) consiste dans le repérage et la confiscation des collections d'oeuvres d'art juives - mais pas uniquement -, en France, Belgique, Luxembourg et Pays-Bas : le pillage des galeries d'art, des commerces d'antiquités et des habitations particulières mais également l'enlèvement de maints dépôts faits en banque. Grâce à Rose Valland, le quotidien ignoble de la spoliation apparaît ici au grand jour.

    Cette nouvelle édition présente les notes manuscrites de Rose Valland (1898-1980) accompagnées d'un appareil critique et documentaire. Elle est enrichie d'un texte inédit de Emmanuelle Polack et Philippe Dagen.

  • Les musées français ont été largement remodelés, voire reconstruits, depuis une génération : ils suscitent aujourd'hui un attachement unanime de la part d'un public de plus en plus nombreux. Mais cette mutation spectaculaire a souvent effacé la mémoire des lieux derrière une célébration convenue de la muséologie contemporaine.
    Saisir les musées comme ensembles matériels et, indissolublement, comme savoirs, valeurs et régimes de sens : tel est le projet de cet ouvrage. Illustrant, dans son moment fondateur, l'utilité publique de l'art et du savoir, le musée du XIXe et XXe siècles se met au service, selon les cas, des propagandes républicaines et monarchique, participant à la construction de la Nation et des identités collectives. La fin du XXe siècle voit surgir un nouveau modèle d'établissement, qui place les publics au centre de ses préoccupa-tions et contribue au développement culturel comme à la définition d'un patrimoine.
    Loin d'une image stéréotypée de l'accroissement continu des musées, dans un unanimisme réconciliateur de l'art et du savoir, l'auteur prouve combien les enjeux politiques, voire sociaux, ont toujours marqué l'histoire de ces institutions et de leurs rencontres plus ou moins réussies avec les visiteurs.

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  • Les musées sont devenus en une génération l'une des institutions culturelles les mieux considérées et les plus fréquentées à travers le monde. La préoccupation des publics, désormais centrale, illustre une politique de développement culturel tandis que la multiplication des collections nourrit une redéfinition des patrimoines. L'organisation des établissements, davantage professionnelle, répond à des exigences politiques et sociales, mais aussi à des contraintes éthiques et communicationnelles inédites ; en particulier, les impératifs de la médiation et de l'exposition entraînent l'apparition de nouveaux métiers. L'analyse de l'institution s'inscrit au croisement de l'anthropologie de la culture, de la sociologie du travail ou des organisations, et de l'histoire des objets.

  • Cette synthèse traite du patrimoine tel qu'on se le représente dans tous les pays occidentaux.

    L'auteur mène de front une histoire du musée et une étude de la notion de patrimoine, depuis l'apparition de l'idée de collection raisonnée au siècle des Lumières, jusqu'aux politiques de la mémoire aujourd'hui conduites par les États, ainsi que les bouleversements induits par l'apparition des réseaux numériques.Sommaire :I. Naissance du musée1. Des collections au musée2. De la tradition antiquaire à l'archéologie nationale3. L'invention patrimoniale de la RévolutionII. Le musée des nations et des peuples (xixe siècle)4. Les musées au xixe siècle5. La France au xixe siècle6. L'invention du monument historiqueIII. Le patrimoine, nouvel enjeu7. De la patrie-patrimoine à sa contestation (1914-1970)8. La modernisation des musées9. Un nouveau patrimoinePoint fort :- Synthèse du xviiie siècle à nos jours.- À jour des nouvelles problématiques : devoir de mémoire, musées d'histoire sociale, enjeux liés au numérique.L'auteur : Dominique Poulot est professeur à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et à l'École du Louvre.Public :- Candidats aux concours du patrimoine- Étudiants en histoire de l'art

  • Les voies du curating

    Hans Ulrich Obrist

    • Manuella
    • 22 Septembre 2015

    Hans Ulrich Obrist partage ici sa passion pour le métier de curator dont il est l'un des pionniers et qu'il a contribué à inventer.
    Se fondant sur sa propre expérience - depuis la première exposition qu'il a organisé dans la cuisine de son appartement de Zurich en 1991, jusqu'à son projet « Conversations » qu'il mène depuis plusieurs années avec de nombreux artistes, créateurs, penseurs et acteurs du monde des arts - il poursuit sa réflexion sur la nature même du curating, ses origines et ses spécifités.
    Convoquant les artistes dont il se sent proche, parmi lesquels Gerhard Richter et Gilbert & George, mais aussi des personnalités qui l'ont influencé, comme Diaghilev ou Pontus Hulten, se référant à la création des premiers musées publics au xviiie siècle, il traverse les siècles et les continents, nous emmène d'une exposition à l'autre, et signe un essai brillant, créant des liens entre les époques et les artistes.
    Les Voies du curating nous éclaire sur une pratique animée par la cutiosité, la mobilité et le questionnement permanent. Une pratique qui est tout sauf une posture figée. Autant de chemins qui contribuent à dessiner une façon d'être au monde pour mieux penser et inventer l'avenir.

  • Les mutations qui se sont amorcées à partir de la Seconde Guerre mondiale et qui connaissent une accélération rapide avec les crises sociales, culturelles, économiques et environnementales contemporaines ont transformé le paysage muséal et les visions dont les musées se soutiennent et qu'ils entretiennent.
    La plupart des travaux produits au cours de ces années ont été portés par ces transformations et y contribuent :
    La recherche en muséologie s'est elle-même dissociée de la recherche dans les musées dans les années 1980.
    De plus, quelque chose s'est noué entre un tournant communicationnel dans les musées et un développement de la réflexion théorique et critique sur la communication.
    Dans une approche résolument pluridisciplinaire, cet ouvrage se propose d'analyser ces évolutions dans leurs dimensions institutionnelles, culturelles, communicationnelles, historiques, patrimoniales. Les perspectives réunies ici contribueront, sans aucun doute, à mettre au jour les mouvements de fond actuels, les tendances qui travaillent les institutions elles-mêmes, et le poids de ces changements dans la formulation des enjeux théoriques en muséologie

  • Depuis 40 ans, la France connaît un boom des musées et des expositions blockbusters qui va de pair avec un accroissement continu de la fréquentation des publics. Les défis et les enjeux sont grands pour les musées aujourd'hui, dans un contexte où les logiques marchandes sont toujours plus poussées. Or, les musées restent avant tout des lieux de diffusion de la connaissance qui réinventent continuellement leurs formes et leurs supports de médiation. Multimédias, cartels, audioguides ou fascicules d'aide à la visite peuplent l'espace muséal et façonnent le discours muséographique, qui n'est au fond que l'expression d'un point de vue sur une question (d'art, de société, scientifique) et une manière d'accompagner les visiteurs dans leur exploration des collections.

  • Chargés de traduire pour un large public les grandes questions de notre temps, les musées de civilisation(s) ou de société(s) sont plus que jamais sollicités pour apporter à nos contemporains les repères utiles à la compréhension des mutations actuelles et des enjeux de la mondialisation : accélération et amplification des circulations et des échanges ; effets des nouvelles technologies de la communication ; redéfinitions profondes des territoires et des modes de vie. La prise en compte de ces évolutions correspond pour l'institution muséale à un véritable changement de paradigme. À la quête nostalgique des identités perdues doit se substituer celle de la multiplicité des points de vue sur un monde multipolaire aux interconnexions infinies. Les musées de société(s) doivent être à la fois les interprètes, les médiateurs et les acteurs de ces dynamiques nouvelles. Ils garantissent et transmettent un patrimoine, et simultanément se réinventent dans des dispositifs en devenir. Ce sont les métamorphoses les plus récentes de plusieurs des musées de société(s) ou de civilisation(s) en Europe et en Amérique du Nord qui fournissent la matière des analyses proposées dans cet ouvrage.
    Elles éclairent les grands défis auxquels sont confrontées les institutions muséales aujourd'hui : nouveaux objets, nouvelles modalités de transmission, nouveaux publics et in fine nouveaux modes d'insertion dans la cité. Cet ouvrage, issu de rencontres organisée en mars 2011 dans le contexte de la mise en place d'un nouveau musée de société à l'échelle de la Méditerranée, le musée des Civilisations de l'Europe et de la Méditerranée (le MuCEM), vise, au-delà des expériences relatées, de leurs réussites et de leurs échecs, à mettre en évidence le rôle essentiel que doivent continuer à jouer les musées de société(s) et de civilisation(s) dans l'édification des citoyens de demain.

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