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Sélection des libraires -  Exposition "Giono"  

Exposition du 30 octobre au 17 février 2020

 

#confinement

 

Si vous souhaitez lire les ouvrages que nous avons choisis pour accompagner les expositions sans attendre la réouverture de notre belle librairie, nous vous proposons de les retrouver au format e pub en suivant ce lien :  https://numerique.librairieactessud.com/list-57337/giono/

 

 

 

  • Giono

    Collectif

    À la veille des commémorations du cinquantenaire de la disparition de Jean Giono (octobre 2020), cet ouvrage, catalogue de l'exposition « Giono » présentée au Mucem du 30 octobre 2019 au 17 février 2020, propose un récit visuel et littéraire qui, loin de l'image parfois simpli?ée de l'écrivain provençal, suit le trajet de son oeuvre écrite et ?lmée en lui rendant sa noirceur, son nerf et son universalité.
    Giono, poète revenu des charniers de la Première Guerre mondiale, s'est en effet autant attaché à décrire la profondeur du Mal qu'à en trouver les antidotes :
    Création, travail, paci?sme, amitié des peintres, refuge dans la nature, évasion dans l'imaginaire. Pour donner chair à l'un des artistes les plus proli?ques du XXe siècle, manuscrits, archives familiales et administratives, reportages photographiques, presse, carnets de travail et scénarios annotés dialoguent ici avec des textes d'auteurs contemporains qui disent leur admiration et leur attachement aux oeuvres de l'écrivain.
    Chaque partie de l'ouvrage est introduite par un texte de Jacques Mény, président de l'association des amis de Jean Giono, qui contextualise le travail de l'auteur en évoquant les grandes étapes de sa vie, de 1895 à 1970.

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  • Giono, furioso

    Emmanuelle Lambert

    Icône littéraire, auteur d'une oeuvre abondante, (Le Hussard sur le toit ; Un roi sans divertissement ; Colline...), Giono semble être l'écrivain patrimonial par excellence, voué à être étudié, admiré, célébré. Derrière l'image d'Épinal de l'écrivain provençal se cache pourtant un poète nerveux et tourmenté, un homme défait par la guerre et travaillé par la noirceur, l'amour et le désir tout autant que par la quête de paix et de lumière.
    À la frontière de l'essai et de la biographie, Emmanuelle Lambert construit le portrait intime d'un auteur aussi rayonnant qu'obscur, une méditation incarnée sur la puissance du geste créateur.

  • «Si Giono (1895-1970) a passé sa vie en Provence, son oeuvre dépasse le Midi : les paysages et les êtres qu'il fait vivre sont aussi ceux des Alpes et de l'Italie. Du panthéisme optimiste et lumineux de ses débuts à l'engagement pacifiste d'avant 1939, aux épopées de sa maturité, aux narrations complexes et denses de ses noires "Chroniques", à la sérénité conquise et à l'humour des dernières années, ce grand romancier généreux fut un inventeur sensible et sensuel de personnages, d'atmosphères, d'images, un poète bouillonnant mais un observateur minutieux, fabulateur dans sa vie et créateur toujours renouvelé dans ses styles et sa narration, "robuste et effervescent".» Pierre Citron.

  • «Si Giono (1895-1970) a passé sa vie en Provence, son oeuvre dépasse le Midi : les paysages et les êtres qu'il fait vivre sont aussi ceux des Alpes et de l'Italie. Du panthéisme optimiste et lumineux de ses débuts à l'engagement pacifiste d'avant 1939, aux épopées de sa maturité, aux narrations complexes et denses de ses noires "Chroniques", à la sérénité conquise et à l'humour des dernières années, ce grand romancier généreux fut un inventeur sensible et sensuel de personnages, d'atmosphères, d'images, un poète bouillonnant mais un observateur minutieux, fabulateur dans sa vie et créateur toujours renouvelé dans ses styles et sa narration, "robuste et effervescent".» Pierre Citron.

  • «Si Giono (1895-1970) a passé sa vie en Provence, son oeuvre dépasse le Midi : les paysages et les êtres qu'il fait vivre sont aussi ceux des Alpes et de l'Italie. Du panthéisme optimiste et lumineux de ses débuts à l'engagement pacifiste d'avant 1939, aux épopées de sa maturité, aux narrations complexes et denses de ses noires "Chroniques", à la sérénité conquise et à l'humour des dernières années, ce grand romancier généreux fut un inventeur sensible et sensuel de personnages, d'atmosphères, d'images, un poète bouillonnant mais un observateur minutieux, fabulateur dans sa vie et créateur toujours renouvelé dans ses styles et sa narration, "robuste et effervescent".» Pierre Citron.

  • «Si Giono (1895-1970) a passé sa vie en Provence, son oeuvre dépasse le Midi : les paysages et les êtres qu'il fait vivre sont aussi ceux des Alpes et de l'Italie. Du panthéisme optimiste et lumineux de ses débuts à l'engagement pacifiste d'avant 1939, aux épopées de sa maturité, aux narrations complexes et denses de ses noires "Chroniques", à la sérénité conquise et à l'humour des dernières années, ce grand romancier généreux fut un inventeur sensible et sensuel de personnages, d'atmosphères, d'images, un poète bouillonnant mais un observateur minutieux, fabulateur dans sa vie et créateur toujours renouvelé dans ses styles et sa narration, "robuste et effervescent".» Pierre Citron.

  • «Si Giono (1895-1970) a passé sa vie en Provence, son oeuvre dépasse le Midi : les paysages et les êtres qu'il fait vivre sont aussi ceux des Alpes et de l'Italie. Du panthéisme optimiste et lumineux de ses débuts à l'engagement pacifiste d'avant 1939, aux épopées de sa maturité, aux narrations complexes et denses de ses noires "Chroniques", à la sérénité conquise et à l'humour des dernières années, ce grand romancier généreux fut un inventeur sensible et sensuel de personnages, d'atmosphères, d'images, un poète bouillonnant mais un observateur minutieux, fabulateur dans sa vie et créateur toujours renouvelé dans ses styles et sa narration, "robuste et effervescent".» Pierre Citron.

  • «Si Giono (1895-1970) a passé sa vie en Provence, son oeuvre dépasse le Midi : les paysages et les êtres qu'il fait vivre sont aussi ceux des Alpes et de l'Italie. Du panthéisme optimiste et lumineux de ses débuts à l'engagement pacifiste d'avant 1939, aux épopées de sa maturité, aux narrations complexes et denses de ses noires "Chroniques", à la sérénité conquise et à l'humour des dernières années, ce grand romancier généreux fut un inventeur sensible et sensuel de personnages, d'atmosphères, d'images, un poète bouillonnant mais un observateur minutieux, fabulateur dans sa vie et créateur toujours renouvelé dans ses styles et sa narration, "robuste et effervescent".» Pierre Citron.

  • Dans ce volume, on entre dans l'univers des villes et du «je». Les essais et les récits rassemblés dans ce tome libèrent un nouveau personnage, qu'on ne connaissait que par les masques de son imaginaire : Giono. Au monde préservé des hauts plateaux et de Manosque succède le monde dans sa totalité, celui des villes et de ce que les hommes mettent en oeuvre dans ces villes-là. La guerre menace (et Giono va jusqu'à imaginer dans un proche avenir une guerre d'hommes- robots), l'Apocalypse est pour demain et s'il y a une nécessaire recherche de la justice et de la paix qui est tonique, cette recherche-là est bien proche du désespoir ; elle ne peut sauver. On pourrait dire que ce livre livre le personnage qui a le plus «agité» Giono tout au long de s sa vie, don Quichotte. La civilisation est en train de basculer dans la mort et l'homme Giono se demande si, comme le chevalier à la triste figure, il n'a pas contribué à mettre les folies en lumière. Le fallait-il ? Giono s'englue, note Pierre Citron dans sa préface, dès qu'il veut organiser la société ; il n'est en définitive qu'un anarchiste à l'imagination hémorragique. Mais n'est-ce pas précisément cet autre, qui remue en nous sous l'homme raisonnable, et qui, ayant cru au paradis, le sait perdu, que nous retrouvons dans les récits et les essais que rassemble ce volume ?

  • Ce volume d'oeuvres, qui n'appartiennent pas à la fiction, présente un Giono inhabituel, se débattant avec le quotidien : deux journaux, un voyage en Italie et un autre en Espagne, le récit minutieux de l'affaire Dominici et celui de la bataille de Pavie. Ces successions de faits, de données précises à dépouiller et à analyser froidement, auraient pu brider, voire brimer, un romancier. Le réel écrase, mais Giono s'en débrouille, quitte à l'arranger parfois à sa convenance. L'homme de Manosque va s'incorporer mentalement et physiquement à son récit : «Je me suis efforcé de décrire le monde, non pas comme il est, mais comme il est quand je m'y ajoute, ce qui évidemment ne le simplifie pas». Ailleurs, il avouera plus banalement cette conception romantique selon laquelle «quoi qu'on fasse, c'est toujours le portrait de l'artiste par lui-même que l'on fait». Aussi ne sommes-nous pas surpris de découvrir que Giono n'a que rarement utilisé le journal comme véhicule de son art, son oeuvre - romanesque ou non - étant toute entière empreinte de sa vie. Ce volume nous est d'autant plus précieux qu'une seule fois, mû par le «besoin d'une sérieuse discipline de l'esprit et du corps», Giono se sera livré à la rédaction d'une chronique personnelle, spontanée, parfois impulsive, - un Journal de l'occupation d'un Giono que nous ne connaissions pas.

  • Jean Giono et la NRF entament leur dialogue en 1928. Jean Paulhan vient de lire le manuscrit de « Colline » et a fait part de son enthousiasme à Gaston Gallimard. On cherche aussitôt à s'attacher ce jeune auteur de vingt-trois ans, sous-directeur d'une agence de crédit à Manosque ; hélas, il est déjà par contrat à Bernard Grasset, qui a pris une option sur ses trois premiers livres. Qu'importe ! Gaston Gallimard lui demande de s'engager avec la NRF pour les suivants : « Je tiens à vous réserver un peu à l'avance votre place dans notre maison. » « Le Grand Troupeau » est ainsi le premier des romans de Giono à paraître chez Gallimard en 1931.
    L'écrivain se partage alors entre les deux éditeurs, avant que la relation avec la NRF ne devienne plus exclusive après 1936. Cette correspondance retrace l'histoire éditoriale de la révélation puis de la confirmation d'un rare génie littéraire. L'oeuvre de Giono y apparaît dans son projet et dans sa variété, de l'époque du « Chant du monde » à celle des « Chroniques » (« histoire familière d'un pays »), sans omettre le grand cycle romanesque de l'après-guerre autour de la figure d'Angelo, le hussard piémontais. Giono se révèle être un lecteur insatiable, dont l'intérêt s'étend de Machiavel à la « Série noire », de William Faulkner au roman japonais du Genji.
    Si quelques nuages en obscurcissent parfois le ton, ces lettres témoignent d'une grande proximité entre l'écrivain de Manosque et l'éditeur parisien. L'amitié y tient une place centrale, tant avec la famille Gallimard qu'avec Louis-Daniel Hirsch, le directeur commercial très éclairé de la NRF. « J'aime vous lire », écrit simplement Gaston Gallimard à Jean Giono le 3 mars 1952. C'est la première vérité de cette correspondance, baignée de dévouement naturel et d'admiration.

  • " Voilà une petite lettre de bric et de broc, écrivait Jean Giono à Élise et à sa fille Aline, mais voyez-y, toutes les deux, ma profonde tendresse et les amitiés de tous mes amis et connaissances, bêtes et gens. " C'est tout le miel et le sel de ses lettres de famille que de saisir l'écrivain entre ses lignes, d'en rappeler la fantaisie délicieuse, la grâce infantile, et de restituer le merveilleux dans lequel s'est déroulée l'enfance de ses filles. Giono a 5 ans quand il écrit sa toute première lettre, le 24 octobre 1900. Et la dernière, envoyée à une amie le jour de sa mort, le 8 octobre 1970, se termine ainsi : " Vos oiseaux font ma Joie ! " Entre ces deux dates, c'est le jeune soldat mobilisé en 1915, le fils attendri qui écrit à ses parents et transfigure l'enfer de la guerre pour ne pas les inquiéter. Puis c'est le mari d'Élise qui se divertit des escapades de sa femme et lui rapporte les potins de Manosque, l'hôte accueillant qui reçoit ses amis, le père qui s'amuse des facéties de ses enfants ou l'auteur du Hussard, qui se repose des tensions de l'écriture... Ces lettres bruissent de la présence ou de l'absence de ses proches : sa grand-mère, sa mère, sa femme, ses deux filles. Quand il s'en éloigne, elles se font l'écho de ses voyages en Écosse ou en Italie, de ses vacances dans le Trièves ou de ses cures à Gréoux-les-Bains. Mais, où qu'il soit, le ton est toujours le même : celui d'un homme libre qui a le goût de la vie.
    Avec 50 documents en noir et blanc.

  • " Quand on est bel et bien en présence du problème qui consiste à ce qu'on appelle vivre qui est simplement en définitive passer son temps, on s'aperçoit vite qu'on n'arrive pas à le passer sans détourner les choses de leur sens. Père et mère, femme et enfants, voisins, voisines, si l'on s'en sert comme il se doit, ça mène à peu de chose. Mais si on s'en sert comme on ne doit pas, quel miracle ! ", Les Grands Chemins, Quarto, p. 561.

  • Angélique

    Jean Giono

  • Jean Giono a constamment entretenu des relations paradoxales avec le cinéma. Il s'est montré tour à tour attiré et repoussé par la pratique cinématographique. Il a toujours affirmé la supériorité du jeu des mots sur celui des images et des sons pour aller au fond de tous les secrets, mais il consacrera cependant beaucoup de temps à ce cinéma dont il se demande sans cesse s'il s'agit bien d'un art. Méconnue des cinéphiles et souvent considérée comme une dispersion négligeable par les admirateurs du romancier, l'oeuvre cinématographique de Giono se révèle l'une des plus diverses et des plus abondantes qu'ait donnée un écrivain de son importance et d'une génération contemporaine de la naissance du cinéma. Ce premier volume d'Oeuvres cinématographiques permet de suivre dans les faits l'évolution du regard de Giono sur le cinéma au cours de la période 1938-1959. Qu'il adapte en 1942 son propre roman, Le Chant du monde (adaptation sans commune mesure avec le film qui sera finalement tiré du roman en 1965), qu'il donne des variations cinématographiques de sujets qui occupent certains de ses romans avec Le Foulard de Smyrne et La Duchesse, ou qu'il laisse éclater à la faveur d'un projet de série télévisée la veine fantastique sous-jacente dans toute son oeuvre, Giono refuse d'être un écrivain de cinéma. Il veut faire oeuvre de cinéaste à part entière. La plupart de ces scénarios ne furent jamais tournés et cette suite de rendez-vous manqués entre Giono et le cinéma ne peut que faire regretter au cinéphile comme à l'admirateur de l'écrivain l'échec partiel de la rencontre entre un des plus grands narrateurs de langue française et ce nouvel outil de récit. Les textes en majeure partie inédits réunis dans ce livre offrent un nouveau champ à explorer pour une meilleure connaissance de l'art et de l'imaginaire de Giono. Ils devraient également permettre de vérifier l'intuition de François Truffaut qui écrivait en 1958, à propos de L'Eau vive : «Giono est l'écrivain qui pourrait apporter le plus au cinéma.»

  • Moby dick (qu'il devait traduire, en collaboration avec joan smith et lucien jacques) fut, "pendant cinq ou six ans au moins", le compagnon de giono.
    "Il me suffisait de m'asseoir, le dos contre le tronc d'un pin, de sortir de ma poche ce livre qui déjà clapotait pour sentir se gonfler sous moi et autour la vie multiple des mers. combien de fois au-dessus de ma tête n'ai-je pas entendu siffler les cordages, la terre s'émouvoir sous mes pieds comme la planche d'une baleinière, le tronc du pin gémir et se balancer contre mon dos comme un mât. mais.
    Quand le soir me laissait seul, je comprenais mieux l'âme de ce héros pourpre qui commande tout le livre. " de cette communion avec un livre et son auteur est né cet essai, oú la biographie a l'allégresse et la spontanéité de la vie " un homme d'un mètre quatre-vingt-trois, avec soixante-sept centimètres de largeur d'épaule " s'anime soudain sous nos yeux, tel un héros de roman, plus vrai que nature.

  • Le hussard sur le toit

    Jean Giono

    Le hussard sur le toit : avec son allure de comptine, ce titre intrigue. Pourquoi sur le toit ? Qu'a-t-il fallu pour l'amener là ? Rien moins qu'une épidémie de choléra, qui ravage la Provence vers 1830, et les menées révolutionnaires des carbonari piémontais.
    Le Hussard est d'abord un roman d'aventures : Angelo Pardi, jeune colonel de hussards exilé en France, est chargé d'une mission mystérieuse. Il veut retrouver Giuseppe, carbonaro comme lui, qui vit à Manosque. Mais le choléra sévit : les routes sont barrées, les villes barricadées, on met les voyageurs en quarantaine, on soupçonne Angelo d'avoir empoisonné les fontaines ! Seul refuge découvert par hasard, les toits de Manosque ! Entre ciel et terre, il observe les agitations funèbres des humains, contemple la splendeur des paysages et devient ami avec un chat. Une nuit, au cours d'une expédition, il rencontre une étonnante et merveilleuse jeune femme. Tous deux feront route ensemble, connaîtront l'amour et le renoncement.

  • Le bonheur fou

    Jean Giono

    Le Bonheur fou, c'est celui qu'éprouve Angelo Pardi, le héros du Hussard sur le toit, à faire la révolution italienne en 1848. Angelo se promène à travers la révolution comme il se promenait naguère à travers le choléra de Provence. La guerre - cette guerre-là, qui est à la fois guerre civile et guerre à l'Autriche - lui communique les sentiments les plus délicieux. L'amitié y prend quelque chose d'exalté et d'admirable, bien propre à transporter l'âme la plus noble du Piémont. Les combats de rues ou batailles confuses quoique Trangéest, n'ont rien de honteux, car c'est l'amour de la patrie qui les anime, ainsi qu'un prodigieux goût de vivre.
    Des amours très braves, de longues marches à pied ou à cheval, d'innombrables rencontres avec une foule de personnages d'une extraordinaire vérité, sont les événements de ce roman aux dimensions tolstoïennes, écrit dans la langue la plus rapide du monde.

  • Angelo

    Jean Giono

    Angelo, le héros du Hussard sur le toit, part de Turin après avoir fort joliment tué d'un coup de sabre M. le baron Schwartz, espion autrichien. Il passe la frontière en grand uniforme de colonel des hussards de Sardaigne, sur un cheval admirable. Les conspirations, les dangers, les amours ne vont point manquer à Angelo qui se trouvera aux prises avec le subtil vicaire général d'Aix-en-Provence, le marquis de Théus, avec la charmante Anna Clèves qui l'aimera sans espoir, avec Pauline enfin, cette femme si belle qu'il sauvera un jour.

  • Ils se jetèrent l'un contre l'autre.
    En échappant aux bras, Mon Cadet frotta sa tête contre la poitrine de Marceau. Il entendit de nouveau les furieux coups sourds. Il comprit que c'était le cur de son frère ; il se sentait, lui, propre, net, sec et dur comme un fuseau de quenouille. Il lui glissait des mains, il prit audace et appuya carrément son épaule contre le ventre de Marceau. Il essaya de le ceinturer. Marceau le saisit aux hanches et le souleva.

  • Le visage était sympathique, malgré la perte de toutes ses dents, ses lèvres étaient assez charnues pour rester épanouies.
    Elle avait un joli teint frais et rose, ses yeux marron étaient très purs, sans rides ni cernes, avec de longs cils courbes. Leur regard était parfois celui d'une jeune fille, le plus souvent non. Elle pesait plus de cent trente kilos, mais qu'elle déplaçait avec une agilité surprenante.

  • Le héros de "Un roi sans divertissement", l'inoubliable et désenchanté capitaine de gendarmerie Martial Langlois, reparaît dans ces six nouvelles.
    Pendant la restauration, Martial, ancien soldat de Napoléon, sert le pouvoir en y mettant une nuance de distance et de dédain.
    Sur son cheval, des Alpes de Provence aux Cévennes, il débrouille les intrigues policières et déjoue les complots politiques, tout en poursuivant son rêve.
    La nature, les chevaux, le mystère, le danger, l'intelligence et les personnages aux coeurs fiers, tout concourt à faire de ces nouvelles autant de chefs-d'oeuvre qui se lisent avec le plus vif plaisir.

  • Toute sa vie, parallèlement à son oeuvre, Jean Giono a écrit pour les journaux. On retrouve dans ses chroniques son style, son humour, sa malice, son imagination et tout son talent de romancier. Qu'il se moque en comparant les avantages du briquet et de la boîte d'allumettes, qu'il dise son mot sur l'urbanisme d'aujourd'hui, qu'il parle des arbres qu'il a plantés, ces faits divers font partie de son univers savoureux. Parfois, en trois pages, le chroniqueur nous offre un vrai petit roman intitulé tout simplement "Une histoire".

  • Faust au village

    Jean Giono

    « L'imaginaire », aujourd'hui dirigée par Yvon Girard, est une collection de réimpressions de documents et de textes littéraires, tantôt oeuvres oubliées, marginales ou expérimentales d'auteurs reconnus, tantôt oeuvres estimées par le passé mais que le goût du jour a quelque peu éclipsées.

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