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Georg Simmel

  • Quel sens peuvent avoir l'avarice et le gaspillage, alors que l'argent se caractérise par son abstraction ? Et qu'est-ce que la pauvreté, qu'elle soit choisie comme dans le cas de certaines communautés religieuses (franciscains et bouddhistes) ou subie ? Pour y répondre, deux essais du grand sociologue allemand : un texte de 1905, inédit en français, suivi de la célèbre étude de 1907 où Simmel montre que le pauvre n'est pas caractérisé par le manque de ressources, mais bien plutôt celui que nous désignons comme pauvre et que nous plaçons dans une relation d'assistance. Dès lors, comment le pauvre peut-il sortir de la pauvreté ?

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  • Simmel démontre ici le mécanisme psychologique qui a permis de transformer l'argent de moyen en fin. Or, en servant quantité de fins, l'argent devient «incolore», privé de valeur en soi. Simmel analyse des cas pathologiques, allant de l'avare au dépensier compulsif, aspects psychologiques complétés par de passionnantes observations d'ordre historique et sociologique. Il se penche également sur les liens générés par l'argent, source paradoxale de l'individualisme moderne. Si la possession d'argent procure une liberté personnelle, elle engendre une insatisfaction croissante, tant la dimension qualitative, inexprimable en termes économiques, s'efface au profit du quantitatif. L'argent n'en reste pas moins pour l'homme moderne un aiguillon de son activité, une promesse illusoire de bonheur.

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  • L'étranger : menace ou promesse ? Une étude magistrale d'un des pères de la sociologie moderne sur une question qui agite nos sociétés à l'heure des tensions communautaires et du scandale des migrants. Pour Simmel, dans ce texte culte, c'est quelqu'un qui appartient à un groupe sans en faire partie car, venu d'ailleurs, il n'en partage ni l'histoire ni la culture. Ce n'est pas un marginal, et pas non plus un exclu. Ce n'est pas un touriste. Il y a du positif en lui puisqu'il apporte au groupe des qualités étrangères à celui-ci. Ni là-bas, ni d'ici, il est l'intermédiaire idéal, le pont, entre deux groupes. Il importe des idées et des marchandises. Il est plus libre dans son jugement, moins empêtré dans les conventions et les habitudes. On se confie à lui, et il est bon juge. C'est d'ailleurs en Italie, pays de plus en plus violemment opposé aux étrangers, que certaines cités, autrefois, ont fait appel à des étrangers pour rendre la justice. Peut-être est-ce l'occasion de le rappeler.

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  • Du rôle de l'argent dans les rapports entre les sexes jusqu'à l'utopie d'un Éros fait de réciprocité, par exaltation (et non par effacement) des singularités qualitatives, Georg Simmel, ce classique de la sociologie moderne, parcourt ici le vaste champ des déterminations qui conditionnent le masculin et le féminin, et envisage les changements d'optique qui permettraient de les déconditionner. Sa réflexion passe aussi bien par une phénoménologie des comportements quotidiens (La Psychologie de la coquetterie) que par une série d'interrogations générales sur la culture féminine, ce lieu de toutes les convergences et toutes les bifurcations possibles. Georg Simmel offre l'exemple d'une sociologie en liberté qui, loin de s'enliser dans le positivisme, joue simultanément de toutes les ressources qu'offre l'imagination militante alliée à l'analyse exacte.

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  • Stilettos ou mini-short, la mode a ceci d'original qu'elle ne confère nulle utilité pratique aux choses utiles, en l'occurrence se chausser et se protéger du froid. Elle est essentiellement arbitraire. Et c'est ainsi qu'elle exerce pour Simmel son empire. Ce n'est pas un besoin vital mais social. L'homme manifeste dans le choix de sa tenue son appartenance à un groupe mais il ressent aussi le besoin de se différencier. Or, adopter un style d'une autre communauté, c'est d'emblée se détacher de son groupe d'origine. Variant sans cesse ses contenus, la mode suit les progrès sociaux, moyen de marquer la différence de classes. Pour Simmel, la classe moyenne est sa première victime. Prompte au changement, elle se reconnaît dans ce présent sans cesse mouvant, moteur de toute marchandise.

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  • Aujourd'hui, 55% de la population mondiale vit dans une ville ; dans trente ans, ce sera 75%. Notre rapport à la ville est donc une question de plus en plus pressante à l'heure de la globalisation et des mégapoles. D'où l'utilité de lire Simmel, pionnier de l'écologie urbaine et fondateur, avec Durkheim et Weber, de la sociologie moderne. Quelle est la psychologie de l'habitant des grandes villes ? Son rythme de vie est-il à l'origine de son individualisme ? Comment s'adapte-t-il aux normes de la société ? Et surtout : que ressent-il ? Pourquoi le regard, l'ouïe, l'odorat sont-ils si importants pour comprendre les interactions sociales dans un environnement urbain ?

    Traduit de l'allemand par Jean-Louis Vieillard-Baron et par Frédéric Joly.

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  • Méditations sur la vie

    Georg Simmel

    • Circe
    • 19 Mars 2020

    Simmel entreprend à la fin de sa vie quatre méditations. Il y présente sa propre philosophie. Il s'engage dans une réflexion sur la vie humaine dans son élan incessamment renouvelé, mais aussi sur les formes où cet élan se dépose, qui constituent les oeuvres de la culture : les institutions, les réalisations de la technique ou l'art. En considérant ce qui excède la vie, Simmel fait place à la négativité.
    Penser la mort à même la vie, c'est considérer la finitude, mais aussi la condition de la culture. La mort est ce qui sépare l'individu, qui rend les mondes partagés nécessaires. Et si, étant mortels, les êtres sont individuels, quelle serait la morale pour un individu séparé, sinon de tâcher de suivre sa propre loi ? Comment penser jusqu'au bout l'individualisme de notre modernité ?

  • Le pauvre

    Georg Simmel

    Tiré de l'ouvrage le plus systématique de Georg Simmel, la Soziologie de 1908, Le Pauvre illustre sa méthode sociologique et constitue l'un des volets de cette grande typologie du lien social comprenant L'Étranger et Le Conflit. Le livre de Simmel, exigeant, constitue une étude sociologique extrêmement pertinente, objective et scientifique sur la pauvreté. Sans mettre en lumière le vécu des pauvres, l'analyse de Simmel plonge pourtant au plus profond du phénomène de l'exclusion. Les questions que l'auteur passe en revue, et auxquelles il se propose de répondre présentent un intérêt aussi bien historique que social ou théorique. Enfin, un des avantages cruciaux du texte de Simmel est qu'il s'inscrit bel et bien dans la modernité, à l'heure où notre société demeure stigmatisée par le chômage et la précarité.

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  • Les pauvres

    Georg Simmel

    Dans une introduction intitulée « Naissance d'une sociologie de la pauvreté », Serge Paugam et Franz Schultheis montrent l'intérêt de ce texte constituant « le cadre analytique pour penser en termes sociologiques la question de la pauvreté dans les sociétés modernes ». Édité pour la première fois en langue française en 1998, quatre-vingt-dix ans après sa première publication allemande, ce texte a inspiré de nombreux travaux sur la pauvreté, en particulier sur le processus de disqualification sociale mis en évidence par les travaux de Serge Paugam.

  • Que faire de la religion, que tout concourt à déqualifier, mais qui résiste, obstinément, à la menace de sa disparition ? Et qui résiste, non pas comme un vestige du passé, mais comme une ressource de mobilisation, une source de sens et de légitimité de l'action collective, un outil de construction de soi, en dépit de tout, parfois au risque du pire ? Cette question est au coeur des quatre principaux essais, dont deux sont inédits en français, que Simmel consacre, entre 1903 et 1912, à la religion et à la religiosité : « Du salut de l'âme », « La religion », « La personnalité de Dieu » et « La religion et le positionnement religieux aujourd'hui ».

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  • Publié en 1900, cet ouvrage monumental illustre la conception que Simmel se faisait de l'explication en sciences sociales. Ce n'est pas une étude historique du développement de la monnaie dans une société mais une analyse des diverses causes de l'introduction de l'argent dans le système des relations économiques, de ses multiples et complexes conséquences sociales.

  • Le conflit

    Georg Simmel

    Le conflit est un élément inhérent aux sociétés au même titre que l'entente ou le compromis.
    Son rôle n'est pas unilatéralement pernicieux ou désastreux, mais polyvalent. s'il peut être, certes, un facteur de désolation pour les sociétés, il peut être également un facteur de leur épanouissement. facteur de désunion, il est aussi une forme essentielle de toute socialisation. simmel aura été sans doute l'initiateur de cette façon de penser pour avoir mis en évidence les éléments proprement socialisateurs du conflit.

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  • Longtemps incomprise à cause de sa modernité même, la sociologie de Simmel consiste en une large gamme de modèles d'explication sociologique : en élaborant la notion de « forme », de schéma explicatif commun à des réalités historiques très différentes par ailleurs, Simmel a réussi à éviter tout projet de descriptionexplication dogmatique et systématique de la société. Il peut ainsi juxtaposer des approches très différentes d'un même objet social, d'où le caractère novateur de certaines de ces études devenues classiques, sur le conflit et sur la pauvreté, qui accomplissent un tournant décisif : penser ces phénomènes non plus comme de simples insuffisances de la société, mais comme des parties intégrantes de sa réalisation.
    Il y a ainsi beaucoup à apprendre de Simmel sur des questions aussi importantes que la « fracture » sociale ou la progression de la violence. Certaines causes du racisme, de la xénophobie, le développement des extrémismes politiques, celui de la haine en général, sont ici largement et clairement explicités. Simmel lève la perplexité que l'on peut éprouver lorsque les organismes les plus variés confient à dessein des postes importants à des médiocres : ces choix apparemment contestables correspondent pourtant à de bonnes raisons, Simmel nous dit lesquelles et élucide l'apparente irrationalité du monde moderne.

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  • Les femmes ont été l'un des principaux thèmes des écrits de Simmel pendant dix ans, entre 1890 et 1900 environ. Ce texte inédit se présente comme la matrice de sa fameuse théorie de l'individu.

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  • Assez rares sont les philosophes qui tentent de penser, de façon approfondie, l'art ou l'activité des acteurs. Beaucoup font référence aux comédiens, surtout chez les modernes, mais peu se risquent à caractériser cette façon particulière d'agir, de travailler ou d'être qu'on appelle « le jeu ». Quelle sorte de création, quelle oeuvre en résulte? Denis Guénoun propose une introduction à cette réflexion, en situant la problématique de Simmel par rapport à certaines de celles qui l'ont précédée, et en essayant donc d'en apprécier l'originalité.

  • Intuition de la vie

    Georg Simmel

    • Payot
    • 25 Octobre 2017

    Certains des plus beaux textes de la philosophie ont été écrits à l'approche de la mort. Ce livre ultime de Georg Simmel ne fait pas exception. Atteint d'un cancer, le célèbre philosophe et sociologue allemand, disparu en 1918, à soixante ans, se penche avec intensité, émotion et subtilité sur les frontières de la vie, le temps et le destin. Inédit en français, animé par une vision sereine, non angoissante, de la mort, Intuition de la vie, où Simmel s'oppose à l'impératif moral kantien et repense l'élan vital de Bergson, a suscité l'admiration de philosophes parmi les plus importants du XXe siècle, dont Raymond Aron, Jürgen Habermas et Vladimir Jankélévitch.

  • La position de l'Allemagne impériale soucie Georg Simmel : où doit-elle se situer vis-à-vis de la catastrophe survenant dans la vieille Europe disloquée, et à l'heure de son « américanisation » ?
    Dans les textes de ce recueil réunis pour la première fois, Simmel s'exprime moins en universitaire qu'en penseur du lien social, à qui les formes et l'intensité de la guerre en cours imposent une difficile épreuve de vérité. Épreuve personnelle aussi, car la Grande Guerre oppose les philosophes de la même école de pensée - comme on le voit en lisant les pages de Simmel en regard des adresses de Bergson à ses collègues académiciens (rééditées aux PUF en 1972 par A. Robinet dans les Mélanges), puis à l'opinion américaine, lors de ses deux voyages aux États-Unis, en 1917.

  • «Des perspectives tout à fait nouvelles me sont apparues dernièrement sur le "temps" au sens historique», écrit Georg Simmel à Heinrich Rickert le 13 décembre 1915. «S'il me reste assez de temps et de force pour les suivre jusqu'au bout, j'espère mettre en lumière quelques aspects fondamentaux restés obscurs et que la théorie de l'histoire, si je ne m'abuse, a jusqu'à présent laissés de côté. Mais qui peut aujourd'hui s'accorder un avenir ?» Georg Simmel n'aura pas le temps en effet d'achever ce «tout nouveau livre». Mais les trois essais parus entre 1916 et 1918 dessinent les contours d'une pensée renouvelée du temps et de l'histoire, qui porte la marque du «tournant vitaliste» dû à l'influence de Bergson autour des années 1910.
    La liberté avec laquelle Simmel remet en jeu ses propres élaborations théoriques, ses propres synthèses antérieures, trouve une fois de plus dans l'essai une forme particulièrement adéquate. Dans le style à la fois souple et rigoureux qui est le sien, Simmel ouvre ici des débats qui sont loin d'être clos, qu'il s'agisse du concept d'événement ou de celui de mémoire, de la discontinuité et des «blancs» de la chronologie historique ou de l'anachronisme, de la valeur de l'intuition et de l'empathie ou de la nature du document historique - en somme, de la question de savoir «comment les faits réels viennent former l'image scientifique que nous appelons histoire», et «combien de transformations, d'omissions et d'additions il faut apporter à la vie réelle, pour que cette image puisse se former».

  • Publiés entre 1895 et 1906, c'est-à-dire pour trois d'entre eux du vivant de l'auteur d'Ainsi parlait Zarathoustra, les cinq textes qui composent ce volume ont pour fil directeur la compréhension du sens même de l'oeuvre de Nietzsche, et ils sont parmi les premiers à proposer une évaluation globale du philosophe. Simmel y insiste dès 1895 : Nietzsche n'est ni un cynique, ni un anarchiste, ni un décadent mais un moraliste. S'appuyant sur la biographie écrite par Elisabeth Förster-Nietzsche et sur l'exposé par Ferdinand Tönnies des problèmes relatifs à la cohérence de l'oeuvre nietzschéenne, Simmel fait pièce aux caricatures de Nietzsche qui circulaient déjà à l'époque. Pour lui, Nietzsche n'a pas voulu liquider la morale mais une morale, celle qu'incarnent à ses yeux le christianisme et le socialisme. Il a si peu voulu liquider la morale qu'il est parfaitement possible de le comparer à... Kant. Proposition apparemment paradoxale qui prend place au milieu de celles dont est riche chacun de ces textes. Ils abordent, dans leur foisonnement, de multiples aspects de la pensée de Nietzsche : la place de sa personnalité dans la genèse de son rouvre, la question de la folie, la cohérence de la doctrine de l'éternel retour, etc. Sous la diversité de ses prétextes, ce volume, traversé par la thèse d'un Nietzsche moraliste, constitue, en un mot, une véritable introduction à la lecture de son oeuvre.

  • Les pauvres (4e édition)

    Georg Simmel

    Dans une introduction intitulée Naissance d'une sociologie de la pauvreté, Serge Paugam et Franz Schultheis montrent l'intérêt de ce texte constituant " le cadre analytique pour penser en termes sociologiques la question de la pauvreté dans les sociétés modernes ". Édité pour la première fois en langue française en 1998, quatre-vingt-dix ans après sa première publication allemande, ce texte a inspiré de nombreux travaux sur la pauvreté, en particulier sur le processus de disqualification sociale mis en évidence par les travaux de S. Paugam.
    Georg Simmel (1858-1918) était philosophe et sociologue.
    Traduit de l'allemand par Bertrand Chokrane.
    Préface de Serge Paugam et de Franz Schultheis.

  • "Le texte est assez court mais d'une densité, d'une nécessité et d'une urgence qui ont peu d'équivalents. Il associe deux noms, Michel-Ange et Rodin. Mais au-delà de l'étude comparative, ce texte, écrit par Georg Simmel en 1911, sonde et touche l'essence de la sculpture. Il en détermine la singularité absolue telle que Michel-Ange l'a portée jusqu'à son point le plus bouleversant, telle que Rodin a su en saisir et tailler le mouvement." (Daniel Dobbels, Libération).

    Traduit de l'allemand par Philippe Ivernel et Sabine Cornille.

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