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Martin Danes

  • Les mots brisés

    Martin Danes

    Roman original inspiré de la vie, de 1939 à sa mort en 1945, de Karel Polácek, l'un des écrivains tchèques les plus réputés de la première moitié du XXe siècle.
    L'ouvrage propose quelques textes inédits en français de Polácek.
    à partir de mars 1939, Karel et son amante Dora Vanáková, accompagnés de leur chien Caféine puis de deux tortues, se retrouvent dans un pays envahi par les nazis. Si Karel et Dora échappent un temps à la déportation parce que Karel fait partie du Bücherkommando chargé de cataloguer les livres juifs avant leur ayanisation, ils sont envoyés en juillet 1943 dans le camp de Terezín.
    Karel se lance avec une étonnante énergie dans les activités culturelles du camp, rédige un journal. Jusqu'au bout, il espère que la guerre s'achèvera bientôt, mais la prochaine destination de l'écrivain et de sa compagne est le camp d'Auschwitz-Birkenau. Le 25 décembre 1944, il écrit un sketch humoristique pour ses codétenus. Suite à l'extermination de Dora, Karel se transforme en Jaroslav Štedrý, l'un de ses personnages de roman, combattant endurci de la Grande Guerre, personnage qu'il incarnera jusqu'à sa mort.

  • Nous sommes à Budweis, en Tchékoslovaquie à l'époque du Printemps de Prague à la fin des années 1960. Moscou pèse sur les décisions du Parti et du pays, chacun gère sa vie comme il peut. La vie quotidienne se déroule avec petits compromis et petites lâchetés ou grand héroïsme, parfois involontaire. Zdenek Drahos aime le trolley, il aime son trolley et rien que son trolley au grand désespoir de sa femme qui prend un chien pour se consoler. Quand les lignes de trolley sont supprimées au profit des lignes de bus, et quand un collègue-camarade après l'autre change de travail, Zdenek résiste.

  • Deux amis, exilés tchèques de longue date, se promènent pour la dernière fois ensemble à Paris car l'âge des impossibilités est venu. L'un d'eux est contraint de retourner vivre chez sa fille à Prague ; celui qui reste se prénomme Milan, sûrement l'écrivain Kundera. Leurs dernières conversations évoquent les petits riens du quotidien, les bouleversements intervenus dans les pays de l'Est, leur exil, leur double culture et, à travers le prisme de la fragilité de l'âge, interrogent les silences des hommes. Empreint de tendresse pour ses protagonistes, écrit avec l'humour propre aux anciens pays communistes, Martin Daneš nous amène à interroger les apparences : et si certaines manoeuvres de pouvoir n'étaient dues qu'à la faiblesse des hommes ?

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