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Sciences humaines & sociales

  • À partir d'un lot d'archives espagnoles baptisées « Archive Holland », nom de son premier propriétaire, intégralement traduite et publiée dans ce volume, Rodrigo de Zayas nous relate avec précision l'histoire des Morisques, ces musulmans espagnols convertis de force après la Reconquête et finalement expulsés de leur pays en 1609. Ce qui s'est passé entre 1609 et 1612 est généralement escamoté ou déformé dans les livres d'Histoire car il s'agit d'une de ses pages les plus sombres : la déportation massive d'un peuple. Avec l'aide des armées, selon sa foi catholique, c'est à cela que se prête Philippe III, roi d'Espagne, le 4 août 1609, à Ségovie, dans l'église Sainte Croix de l'ordre des Prêcheurs.

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  • Forteresse Europe est une provocation de l'esprit qui traite de l'émigration à l'envers.
    L'auteur, homme de théâtre et romancier, met en scène des Européens qui veulent quitter leur continent. L'idéal « Liberté, Égalité, Fraternité » ne s'est pas traduit par le paradis sur terre escompté, et déçus, ils veulent fuir. L'idéal démocratique de la société ouverte et multiculturelle par lequel l'Europe tente de répondre à cette violence demeure inopérant. L'individualisme et le laxisme ont conduit les Européens au nationalisme et à la xénophobie, accélérant ainsi la désintégration culturelle.
    Dans ce climat, tout ce qui est nouveau, donc inconnu, fait peur. Le conservatisme triomphe. Même la pensée critique est devenue suspecte.

  • Plutôt qu'un essai théorique, cette chronique d'événements vécus tente de retracer le parcours de ces défis d'où est sorti ce que nous appelons la modernité. L'Histoire a-t-elle un sens, ou bien est-elle absurde répétition ? Il est improbable de trouver une réponse dans les « spectacles de paroles » si bien nommés « talk-shows » dans la nouvelle langue médiatique en usage. Un fait réel jette parfois une lumière plus crue, et plus cruelle, qu'un discours : le condamné voulait crier : « Vive la révolution ! » Le couperet est tombé à la troisième syllabe : « Vive la rév'... » La coupure en dit peut-être plus que le mot.

  • " Celle qui écrit, qui porte la parole des ouvriers d'ici, qui essaie, je, roule vers la ville, petite ville dans la plaine, une image de province, moderne un peu. Sur la droite, on sait qu'il y a les usines, la forme des bâtiments et les fumées ; les HLM aussi, à côté, hauts. À gauche les clochers. Cela a pu résumer les vies, longtemps, l'espace sa répartition, son temps croisé. Le temps nouveau, ils ont peur, ils, les ouvriers, ceux avec qui je parle, ceux que je vais raconter, ils ont peur, le temps nouveau qui vient sera peut-être un temps mort. " Avec des mots simples, un rythme, un ton, Patricia Cottron-Daubigné nous peint, tel un chemin de croix où l'on inspire à chaque halte (Regard ; Stèle ; Croquis-démolition : lieux ; Croquis-démolition : hommes - premier plan de licenciement ; Croquis-démolition : hommes - fermeture dé?nitive de l'usine ; Chantier) la destruction, au jour le jour, d'un groupe d'hommes et de femmes dans leur lieu, en France, quelque part, dans une ville de province.
    Patricia Cottron-Daubigné est née à Surgères, en Charente-Maritime. Elle vit et travaille aux abords du Marais Poitevin. Elle a publié des poèmes dans des revues (Décharges, Friches, Ici è là, Contre-allées, N4728), quelques recueils chez Soc et Foc, au Dé bleu, aux éditions Tarabuste. Sa voix porte et résonne.

  • Pourquoi revenir une fois encore sur l'affaire Seznec qui, depuis près de cent ans, accumule à son sujet des milliers d'articles de presse, d'émissions de radio, de télévision, quantité de films et de livres ?
    En 1924, la cour d'assises de Quimper condamne sur des présomptions Guillaume Seznec au bagne à perpétuité pour le meurtre du conseiller général Pierre Quémeneur. Le cadavre de Quémeneur n'a jamais été retrouvé et Seznec n'avouera jamais le crime.
    Considérée comme la plus importante affaire criminelle du XXe siècle, le symbole même de l'erreur judiciaire, elle demeure sur de nombreux points une énigme. Aujourd'hui, pour la justice, le dossier est clos. L'ultime demande en révision a été rejetée.
    Pour Denis Langlois qui a été pendant quatorze ans, de 1976 à 1990, l'avocat de la famille Seznec, le premier défenseur à consulter l'ensemble du dossier et qui a été empêché d'aller jusqu'au bout, le moment est arrivé de révéler ce qu'il sait : les secrets de la famille Seznec, les tabous, les témoignages troublants. Selon ses propres termes « le temps lui semble venu de démystifier la légende bâtie autour de cette énigme et de proposer une solution pour essayer d'en finir avec cette interminable affaire qui trouble à juste titre les consciences. Cela est nécessaire pour l'idée qu'on se fait de la justice ».

  • L'histoire débute à la cour du roi Matous Le Bon, à Aballon. Pour rendre son peuple heureux, Matous doit poser ses deux pieds dans le creux des cuisses d'une jeune fille vierge. Argantorota, au teint de lait et noire de cheveux, est cette jeune fille. Mais un jour, le roi Matous, revenu de la guerre après neuf mois, s'aperçoit qu'elle n'est plus vierge. En effet, elle laisse échapper un enfançon grand et blond et, quelques instants plus tard, une petite chose, un avorton, que l'on enferme dans un coffre.Ainsi naquirent Lougous, l'avorton, et son jumeau, Cernounnos. On apprend, ensuite, comment Lougous devient habile en tous les arts, en quoi son mariage est un échec douloureux, la manière dont il se venge du couard qui l'a trahi, pourquoi il voyage en Gaule et dans le monde ultramarin. On assiste à son initiation suprême, à son retour à Aballon, on voit à la suite de quel malentendu il part à la recherche de son père. On l'accompagne lorsqu'il prépare longuement la formidable bataille de Liricantos contre les Difformes et quand il tire des trois meurtriers de Cennos, son père supposé, une terrible vengeance. Enfin, on le voit affronter le Géant, Balaros, à l'oeil pernicieux, découvrir son vrai père et régner sur le monde.

  • Retaper la France, voici en trois mots le programme de Jean Lassalle.
    Comment propose-t-il de s'y prendre ? D'abord et avant tout en rassemblant tous les Français parce qu'il n'appartient à aucune coterie, aucun parti politique, aucun lobby, parce qu'il est un non-aligné comme ceux qui rédigèrent le programme du Conseil national de la Résistance.
    L'action qu'il propose vise à restaurer la démocratie à tous les échelons des institutions en prenant appui sur les 36 000 communes qui insufflent la vie au pays, tout en menant une lutte sans merci contre la spéculation financière. Il élabore en même temps un grand projet pour redonner un rôle central à la France au coeur de l'Europe. Parallèlement, l'Afrique deviendra l'un des partenaires privilégiés de ses échanges commerciaux. Il entend aussi faire de l'agriculture une priorité nationale, de même qu'ouvrir le chantier des énergies renouvelables issues de la mer en y intégrant les territoires d'outre-mer. Régénérer la démocratie, recouvrer les 1 000 milliards d'euros d'évasion fiscale, revivifier l'école, rétablir un service national, reconstruire l'accès des citoyens à la Justice, faire revivre le magnifique territoire du pays dans sa totalité en réimplantant les services publics là où ils font défaut, tel est le beau projet du candidat Jean Lassalle à la présidence de la République.
    Il redonne un souffle, une énergie, une vision à long terme, un espoir de renaissance.

  • Argantorota est l'unique déesse gauloise. Son nom « Roue-d'Argent » fait allusion à la ronde des étoiles. Mère de Lougous, elle correspond à la déesse galloise Arianrhod. Priée d'évoquer sa vie, elle raconte... celle de sa mère, la Cavalière, la Grande Reine, Épona, à qui elle s'identifie étrangement. C'est ainsi que l'on découvre la naissance de sa mère, sous un ciel fauve, en plein commencement du monde, puis la cavalcade par laquelle celle-ci séduit le roi Pillos, et comment elle élimine par ruse, en le ridiculisant, un prétendant redoutable. Au terme de trois ans de mariage, elle accouche d'un garçon et d'un poulain, qui lui sont cruellement dérobés. Nectanos les retrouve, après qu'elle a été injustement accusée et punie par Pillos d'avoir tué l'enfant.
    Argantorota, qui aime confondre la vie de sa mère avec la sienne, aborde alors sa propre aventure et retrace les séjours tumultueux qu'elle effectue à la cour du roi Matous, où elle va, à son tour, accoucher de jumeaux. On la découvre aussi sur son rocher noir, où elle accueille les âmes qui viennent des étoiles ou y remontent. C'est là qu'un jour Cernounnos obtient d'elle que, par magie, elle anéantisse le gros des troupes des Difformes. Elle réalise cet exploit avec l'aide de deux sorcières, en mobilisant... des arbrisseaux. À la fin, Argantorota organise l'année en la partageant entre ses deux fils et reçoit de la bouche même de sa mère le titre de Grande-Reine.

  • Nombreux sont ceux qui prétendent qu'Internet est libre, démocratique, transparent et impartial. D'autres en font un outil tellement révolutionnaire qu'il pourrait renverser l'ordre établi grâce à des mécanismes de participation directe, populaire et généralisée à la vie politique. D'autres, enfin, affirment que la diffusion gratuite de l'information sur les réseaux sociaux affranchira de l'influence des grands groupes médiatiques.
    Toutes ces idées reposent sur des prémisses fallacieuses.
    Non ! La gratuité n'est pas la liberté ! Une fois la confusion dissipée, plusieurs questions s'imposent : Qui détient les données des utilisateurs ? Comment sont-elles utilisées ? À quelles fins ?
    Les technologies de l'oppression ne visent qu'une chose : nous libérer de la liberté. Plus elles nous connaissent, plus leurs algorithmes s'affinent, et plus elles veulent nous libérer du fardeau de choisir.
    Mais il est encore temps de réagir ! Nous pouvons décider d'en finir avec la délégation et nous organiser autrement, en construisant et en élargissant des sphères d'intimité nous protégeant des injonctions à l'obscénité automatisée, à la pornographie émotionnelle et à la transparence radicale.

  • " La Troisième Guerre mondiale a commencé il y a maintenant près d'une trentaine d'années lorsque, sous l'effet de la mondialisation et de la massi?cation des entreprises à l'échelon international, le ?nancier a opéré un drastique renversement des valeurs en mettant l'économique sous sa domination, l'asservissant à l'irresponsabilité et à l'irrationalité du transfert déstabilisateur et quotidien de gigantesques ?ux de capitaux. " Sous l'appellation de " concurrence ", de " transparence ", de " progrès ", postulats érigés en dogmes, une technostructure qui échappe au gouvernement des hommes s'est emparée du pouvoir en vue d'obtenir un pro?t sans cesse augmenté, stérile, improductif et nuisible. Par une série d'exemples choisis dans l'actualité récente (affaire Dexia, Kerviel/Société Générale, Banque Lehman Brothers, AIG, Fortis/ABN AMRO), Claude Mineraud explicite le déroulement des mécanismes à l'oeuvre. S'appuyant sur ses souvenirs cuisants de la France occupée et sur son expérience des affaires dans plusieurs moyennes entreprises dont il fut le créateur, il dresse un tableau sombre d'une France antidémocratique que minent les trafics d'in?uence.
    Né en 1931 dans le Poitou, Claude Mineraud assiste à neuf ans à la débâcle de 1940. La mort de son père l'oblige à interrompre ses études de philosophie à vingt et un ans et à assurer la survie de sa famille. À vingt-neuf ans il crée sa première entreprise dans le courtage d'assurance dont le notariat français devient très vite le principal client. Sa position de clé de voûte d'affaires prospères lui permet de mesurer, in situ, les forces de destruction du capitalisme ?nancier.

  • Noyer une partie du Sahara sous les flots de la Méditerranée, tel fut le très sérieux projet que conçut un certain Elie Roudaire, officier originaire de la Creuse, dans les années 1870.
    L'idée enthousiasma les savants les plus éminents, les politiciens les plus responsables, les affairistes les plus retors de l'époque. Ferdinand de Lesseps, qui la fit sienne, ne manquait jamais, lors des multiples mondanités auxquelles l'entraînait sa gloire récemment acquise à Suez, de demander à Roudaire chaque fois qu'il le croisait : " Et votre mer, monsieur Roudaire, comment va-t-elle ? " L'affaire occupa la France durant deux décennies, suscita des débats, des enquêtes, des expertises, des plans et des essais dont Jean-Louis Marçot nous retrace l'histoire mouvementée.
    Les chotts, ces formations géologiques singulières, à l'est de l'Algérie et au sud de la Tunisie, aux confins du Sahara, en constituent le décor. L'inondation par la Méditerranée de ce concentré de désert, grâce au percement d'une bande de terre dans le golfe de Gabès, inspira aussi le dernier roman de Jules Verne. En ouvrant ce dossier aujourd'hui oublié de la " mer intérieure ", Jean-Louis Marçot dresse un tableau des mentalités à travers les différentes phases de la colonisation de l'Algérie et nous entraîne dans une passionnante étude du Sahara, de ses mythes, de son histoire, de sa géographie et de ses mirages.

  • Molem' : ainsi disent les jeunes d'origine maghrébine à Molenbeek Saint-Jean. Ainsi se sont-ils approprié le nom de la commune bruxelloise où souvent ils sont nés. Le faubourg au passé populaire, et demeuré populeux, s'est retrouvé placé sous les feux de l'actualité après les attentats de Paris du 13 novembre 2015, en raison des attaches molenbeekoises de certains terroristes.
    Oui, il existe des zones de non-droit à Molenbeek, oui, la commune souffre d'un chômage endémique. Mais les médias ont fait mine de tomber des nues en ce novembre noir, alors que les ferments de la radicalisation d'une partie de la jeunesse étaient déjà connus voici plus de dix ans. La jeunesse n'y est pas si déconnectée que cela du monde et du mode occidental, mais l'oisiveté forcée la conduit parfois à des actes de forcenés.
    C'est cet arrêt sur image que la jeune journaliste Hind Fraihi, attachée au quotidien Flamand Het Laaste Nieuws, a dépeint dans Undercover Molenbeek (En immersion à Molenbeek).
    Au moment de la rédaction de son livre, qui se lit comme un roman, Theo Van Gogh venait de payer de sa vie sa critique de l'Islam. Du fait de ses origines marocaines, Hind Fraihi était à même de décrire une jeunesse ballottée entre errance dans la rue et prêches enflammés. Côté obscurantiste, c'est la loi du silence sous la burqa, la sourde mainmise de l'Arabie saoudite sur des consciences déboussolées, côté plus rose et punk, les fashionistas musulmanes, la poupée, un aimable fantôme.
    Infiltrée dans Molenbeek, Hind Fraihi a écrit son témoignage dans un néerlandais tel que le parle une partie de la population immigrée, une langue réinventée, avec ses raccourcis, son sens du direct, comme cela se passe pour l'anglo-américain des ghettos noirs de Chicago.

  • Dans Un autre Maroc, Abdellatif Labi convie ses concitoyens rflchir sur les causes de l'impasse dans laquelle se trouve actuellement le pays. Rien n'est laiss dans l'ombre, ni les archasmes du systme monarchique et le mode de gouvernance pervers qui en dcoule, ...

  • En six chapitres, Géopolitique de l'homme juif interroge les mutations de la conscience juive, israélienne et diasporique, en relisant l'histoire du sionisme herzlien et bubérien dans la perspective de la sécularisation. Mais celle-ci désigne avant tout une époque de la chrétienté et du christianisme. On essaie ici de la penser, par anachronisme méthodique, du sein même de la tradition juive. Dans les conditions qui furent les siennes entre l'assimilation (les Lumières) et la dissimilation (antisémitisme et Shoah), la sécularisation a exigé de la tradition juive, à contretemps, une réflexion qui se poursuit et qu'on analyse ici avec les outils légués par la théologie politique spinozienne. Israël ne fut jamais ni une nation ni un empire, mais un mouvement de traversée de ces deux institutions romanochrétiennes. De même, Israël s'est toujours situé dans un mouvement d'aller-retour entre l'Orient et l'Occident. En quoi ces deux dimensions spécifiques de l'histoire des Juifs commandent-t-elles leur situation actuelle, en Israël et en diaspora ?

  • À contre-jour est composé d'extraits du journal du diplomate portugais Marcello Duarte Mathias. Ses journaux ont été publiés en portugais et en anglais dans leur version intégrale. Les extraits réunis ici nous entraînent de Lisbonne à Brasília, de Bruxelles à New York et New Delhi et bien sûr Paris, où il passe son adolescence et où il est en poste lors de la première Guerre du Golfe. Long cheminement personnel, ce journal, qui débute en 1962 et se termine en 2008, aborde différents sujets, du cinéma à la peinture, sans oublier la politique. Le récit des tractations diplomatiques qui ont entouré certaines grandes crises mondiales comme la première Guerre du Golfe.

  • L'ecole en couleurs

    Créée à Bruxelles en 1980, l'École en couleurs fonctionne en autogestion.
    Pourquoi et comment a-t-elle réussi alors que, depuis les années 70, tant d'autres entreprises s'y sont essayées et ont échoué ? Des conditions de départ idéales: une petite équipe homogène d'enseignantes : onze jeunes femmes ; des objectifs pédagogiques et éducatifs communs : elles veulent une école où l'on apprend le respect, l'autonomie, la débrouillardise, où l'on développe l'esprit critique et l'imagination.
    Méthodes actives, " pédagogie du projet ", organisation de chaque classe en mini-société autogérée. Quelques coups de chance. Des bâtons dans les roues aussi, d'origine politique ou économique. Ce livre est à la fois mémoire et plaidoyer. Il s'adresse aux enseignants en quête de pédagogie active, aux parents à la recherche d'une école qui écoute et respecte chaque élève, sans a priori élitiste, et à ceux et celles qui rêvent d'une démocratie nouvelle loin du mondialisme ambiant.

  • « Un traité retors et provocant sur la destinée de l'oeuvre littéraire. » Claude
    Michel Cluny, Lire. « En incendiant le temple d'Éphèse, Erostrate acquit la
    célébrité. Selon Pessoa, il cracha sur les dieux comme plus tard les Templiers
    crachaient sur les crucifix à l'heure de leur initiation. Pour l'écrivain, la
    célébrité est à ce prix. Les dieux peuplent les bibliothèques. Il lui faut
    incendier le temple des livres. Pour ce faire, Pessoa oeuvre (non sans naïveté
    parfois, et pertinence souvent) sur les catégories du talent, de l'esprit et du
    génie, recherchant l'élément obscur de celui-ci. Avec humour et esprit, il nous
    dit plus que son désir de célébrité, sa passion de la littérature (en anglais,
    of course) qui le porte à nier que le réel soit réel. » Michel Host Un
    remarquable essai sur la création littéraire et la célébrité par une des
    figures majeures du XXe siècle. Depuis trente ans, on ne cesse de réévaluer
    l'importance de cet écrivain majeur qu'est Fernando Pessoa (1888-1935), dont de
    nombreux inédits sont encore à découvrir.

  • Roger Federer, joueur de tennis au palmarès unique, réunit tous les attributs actuels de la célébrité sportive mondialisée.
    Pourtant sa façon de jouer, son style, sa présence, emmènent le tennis dans une autre direction que celle tracée par les impératifs techniques, économiques et médiatiques. Son jeu révèle une échappée. Il rend aussi sensible un fait plus général : plus le sport est montré, moins il est célébré. Poètes et narrateurs, nécessaires à sa gloire, sont réduits au silence.
    C'est à la présence poétique, admirable de Federer que cet essai est consacré.

  • Adonis, le grand poète arabe, donne des articles sur les conflits du Proche-Orient dans la presse internationale, aussi bien dans le monde arabe qu'en Europe occidentale et en Chine.
    Il nous est apparu indispensable d'entendre la voix d'Adonis sur les révolutions arabes et sur la situation actuelle en Syrie en donnant à lire au public français un ensemble de ses interventions parues à l'étranger.
    Il nous explique le leurre total, partout répandu, qu'il puisse y avoir une révolution progressiste en terre arabe sans une rupture radicale avec la religion. Que la religion musulmane, dans son interprétation prégnante,  est intrinsèquement incompatible avec les droits de l'homme, et les libertés de la femme, parce qu'il nie l'autre et la différence. Il nous montre, à travers l'histoire, le pourquoi et le comment de cette incompatibilité fondamentale et nous met en garde devant les discours fallacieux qui nient cette évidence. 

  • Les grands textes sont toujours à revisiter. Il n'y a jamais une édition définitive qui épuise l'original. Les Élégies font partie de ces « oeuvres sources ». Claude Salomon a passé de longues années à parfaire sa traduction pour en restituer la poésie et proposer un chant audible aux oreilles d'aujourd'hui. Il a choisi une disposition en vers, ce qui donne une fermeté constante à l'expression - il y a même beaucoup d'alexandrins. Texte complet bilingue d'une des oeuvres majeures de la poésie latine. Un petit dictionnaire en fin de volume répertorie les principaux personnages mythologiques. Né aux alentours de 40 avant J.-C., Properce est de la génération de Tibulle, son rival, et d'Ovide, son ami. Familier de Mécène, il a voué le plus clair de son temps à son unique maîtresse, Cynthia. Il est au premier rang des grands représentants du lyrisme amoureux latin. C'est par le biais de la poésie que Claude Salomon s'est intéressé à l'oeuvre de Properce. Il a traduit auparavant les Élégies du poète et prédicateur anglais John Donne (1572-1631) et les Méditations divines du même auteur aux éditions Alidadès.

  • Les textes de ce volume s'attachent au rapport de la philosophie avec la littérature et les arts, au travail de la langue et des langues, ainsi qu'à la lecture de certaines grandes oeuvres littéraires proposées par Derrida, en particulier celles de Ponge, Leiris, Genet, Jabès, ou plastiques : Valerio Adami, Simon Hantaï. La philosophie est ainsi conduite à reconsidérer la démarche autobiographique, les liens au judaïsme, la problématique du genre et des différences sexuelles, la question du nom ; autant de lieux où se rejoue sans fin l'exercice de la déconstruction.
    La " distance généreuse " c'est l'espace entre la pensée et l'écriture qui offre au mouvement de la pensée des ressources inépuisables et à la langue, des voies nouvelles.
    /> Une lecture de différents textes de Jacques Derrida : L'Écriture et la différence, Glas, La Carte postale, Mémoires d'aveugle, La Vérité en peinture, Un ver à soie, Circonfession.
    L'auteur qui a connu Jacques Derrida, s'interroge ici sur la relation entre littérature et philosophie dans l'autobiographie et dans la problématique du genre et des différences sexuelles à l'oeuvre dans la pensée derridienne.

  • Les révoltes et les manifestations populaires en Tunisie, en Égypte, en Algérie, les répressions en Syrie et en Libye laissent-elles augurer qu'il y a bien eu un " printemps arabe " comme on l'a nommé un peu partout dans la presse ? L'engagement politique d'Abdellatif Laâbi pour l'établissement d'une démocratie au Maroc ne date pas d'hier. Outre ses années passées en prison sous le règne d'Hassan II, il publiait, il y a dix ans déjà, Les rêves sont têtus qui rassemblaient une série de ses chroniques sur les questions politiques au Proche-Orient, qui sont reprises ici en deuxième partie de volume. En première partie, il nous livre ses ré?exions sur les événements récents et ne désarme pas sur le combat de la réforme constitutionnelle au Maroc pour que celle-ci réponde aux exigences d'un État de droit, de plain-pied dans la modernité, débarrassé des archaïsmes et de l'arbitraire du système monarchique traditionnel.

    Abdellatif Laâbi est né en 1942, à Fès. Son opposition intellectuelle au régime lui vaut d'être emprisonné pendant huit ans. Libéré en 1980, il s'exile en France en 1985. Depuis, il vit (le Maroc au coeur) en banlieue parisienne. Son vécu est la source première d'une oeuvre plurielle (poésie, roman, théâtre, essai) sise au con?uent des cultures, ancrée dans un humanisme de combat, pétrie d'humour et de tendresse. Il a obtenu le Prix Goncourt de la Poésie 2009

  • Waterloo, nom célèbre de la bataille perdue par Napoléon, est devenu un lieu mythique. Situé en Belgique, à une vingtaine de kilomètres de Bruxelles, il est visité par de très nombreux curieux qui tentent de reconstituer ce qui s'est passé là et que rappelle le lion élevé sur un piédestal dont on gravit les marches pour apercevoir les champs et les taillis au milieu desquels le sort de la France et celui de l'Europe se jouaient. Du 16 au 18 juin 1815, les Alliés, conduits par Blücher et par Wellington, mettent ?n à l'ultime tentative de domination de l'Europe par Napoléon : le coup de poker des Cent-Jours. La bataille de Waterloo aggrave les conditions de paix faites à la France lors de la première abdication de l'Empereur. Surtout, par ses enjeux, elle fait prendre conscience aux Européens qu'il leur faut renouer avec l'équilibre des politiques d'alliances. Plus aucune nation ne pourra imposer son hégémonie avant Hitler en 1939. La bataille étonne et passionne par sa furie, ses atermoiements étranges, ses coups de théâtre, et par le caractère si différent des trois adversaires. Comme pour le précédent ouvrage de la collection " Mythologie des lieux ", La Tour Eiffel, une anthologie de textes et d'images (peintures, caricatures, objets, citations d'auteurs français et étrangers) donnent la mesure de l'impact qu'a produit cet événement dans la conscience des peuples européens.

    Né en 1930, Claude Michel Cluny est poète - Prix Guillaume Apollinaire pour Asymétries, Grand prix de l'Académie française pour l'ensemble de son oeuvre poétique -, romancier - L'Été jaune, Un jeune homme de Venise -, essayiste, historien - Atacama -, critique. Il a également dirigé la collection " Orphée " à La Différence pendant une dizaine d'années.

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