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Livres en VO

  • Ode maritime

    Fernando Pessoa

    Publié du vivant de Fernando Pessoa, sous le nom de Álvaro de Campos - l'un de ses hétéronymes, ingénieur et poète futuriste - Ode maritime est l'un des plus célèbres et plus beaux poèmes de l'auteur. La Différence a déjà publié ce texte dans le tome III des " oeuvres complètes " (épuisé). Pour la présente édition, bilingue, la traduction a été revue et corrigée par Claude Régy et Parcídio Gonçalves, à l'occasion de sa création sur scène par Claude Régy en juin 2009.

  • Né en 1908 dans le Wisconsin, décédé à Grasse en 1989, Frederic Prokosch vécut longtemps en France, au terme de voyages nombreux, de longs séjours dans des ailleurs très divers. Il réunit ses poèmes à Londres en 1944 sous le titre Lyrics. Il n'en écrira pas d'autres. Marguerite Yourcenar souhaita les traduire. Pour leur singularité, leur imprégnation ironique ou sereine des beautés d'un monde sensuel en proie aux « excentricités de l'esprit » et aux impulsions irrépressibles des passions - d'un monde soumis à la « vigilance de la haine » ? Mais la guerre estompa, surtout aux États-Unis, la notoriété du romancier des Asiatiques et de Sept Fugitifs. Tel bien d'autres qui renoncèrent tôt à la poésie, Prokosch diffusa dans ses romans toujours un peu mystérieux ce que ses poèmes avaient murmuré « au fond du vieux corridor de nos désespoirs ».

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  • Christiane Pighetti a traduit des poèmes de Chalamov, Essenine, Mandelstam et le poème fondateur de la nation russe écrit au XIIe siècle, La Geste du Prince Igor (collection Minos). Il était naturel qu'elle veuille se confronter au prince des poètes russes, Alexandre Pouchkine (1799-1837).
    Après une vie de désordres, après les clubs révolutionnaires, les innombrables duels, les écrits séditieux et tout ce qui lui valut l'exil de ses jeunes années, c'est-à-dire, l'assignation à résidence hors de la capitale sous Alexandre 1er, Pouchkine, en dépit du succès foudroyant de ses premières oeuvres, lance le jour de son 29e anniversaire : « Vie, don inutile, don fortuit / à quoi bon m'es-tu donnée ». La conscience, le remords et la conviction intime de son iniquité, hantent l'oeuvre des dernières années. Il se sent poursuivi par un homme noir, menacé par un malheur qu'il ne peut ni éviter ni prévoir.
    Lecteur assidu de la Bible à laquelle, en filigrane, il fait partout référence, il a la conviction que l'inspiration est authentique révélation et, jusqu'à la veille de sa mort, souligne le caractère sacré de l'oeuvre poétique.
    Les poèmes publiés en version bilingue sont extraits de l'ensemble de son oeuvre et illustrés de croquis souvent plein d'humour de l'auteur.

  • Le titre de cette anthologie de Thomas Bernhard pourrait être le sceau apposé sur l'oeuvre entier du célèbre romancier et dramaturge (1931-1989). Pourtant, si l'écrivain se consacra tout d'abord dix ans à l'écriture poétique, cette part de l'oeuvre n'est guère connue en France que des spécialistes. Qu'il ait fallu attendre si longtemps avant d'entendre cette voix âpre aux modulations déconcertantes est inexplicable tant elle est proche, et son insistance prégnante : voix de la perte, de l'absence, du tragique innommable, de la présence du silence, elle émane de la terre, du quotidien affouillé, de la pauvreté du monde, des « filles à l'odeur de pommes » et de la boue des sentiers obscurs. Inscrite dans un continuum de l'âme germanique et de sa déraison, de Kleist à Trakl et Ilse Aichinger, elle nous parle de l'enfance, de la solitude, de l'appel du néant et des ombres.

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  • Les arbres, les pierres, le vent sont les personnages vivants de ces poèmes comme dans les natures mortes des peintres de jadis, les branches, le pain et les miroirs. Une prière profane.

    Dans Chronique des branches, la concision atteste l'originalité d'une quête de l'insaisissable.

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  • Passionné de musique, de romances, et d'imagerie populaire d'Andalousie, musicien lui-même et dramaturge. Manuel de Falla l'admire, Salvador Dalí l'initie au surréalisme. Assassiné au début de la guerre civile espagnole, il laisse une oeuvre inachevée, irrationnelle et tragique, savante et simple, incomparablement enchanteresse. Son obscurité même reste lumineuse. Ce choix de poèmes pris au coeur de l'oeuvre reflète ses visions rieuses, sensuelles et somnambules, mais où ne cessent de battre les tambours voilés de la mort.

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  • Sergueï Essenine (1895-1925) est sans doute le poète le plus populaire de Russie. Élevé dans les traditions de la vieille Russie des paysans de Riazan et des vieux croyants dissidents de l'orthodoxie, rebelle dans l'âme, fou de poésie, la rage de vivre au coeur, il met tout son espoir dans la révolution. Très vite, il déchante au spectacle des tueries et des ravages qu'elle provoque jusque dans la campagne de son enfance. Écartelé, s'estimant trop vieux pour comprendre - il a trente ans - il se suicide à Saint-Pétersbourg où il avait débuté brillamment. La fin dramatique comme son mariage, en 1921, avec la sulfureuse et milliardaire Isadora Duncan, le contraste entre le poète attaché à la terre avec un visage d'ange et le voyou, licencieux, ivrogne qui lit ses vers aux prostituées, recèle tous les ingrédients d'un personnage de légende. Ce Rimbaud russe qui voulait ses vers pour toute biographie fascina par sa vie. Le choix de poèmes présenté par Christiane Pighetti en version bilingue redonne à la poésie sa place première.

  • Deux écrivains belges, Jean-Luc Outers et Kristien Hemmerechts s'écrivent chacun dans leur langue. Ils essayent de définir ce qui les sépare et ce qui les unit, l'un en français, l'autre en néerlandais. Ils échangent leur point de vue sur la politique belge - cette hydre indéchiffrable -, sur les événements du monde (crise bancaire, élection d'Obama, guerre de Gaza) donnent leur sentiment sur l'actualité culturelle (la mort d'Hugo Claus, l'attribution du prix Nobel à Le Clézio), évoquent les villes et les paysages qui les ont marqués (Anvers et Bruxelles, les canaux, les terrils, les usines désaffectées, les étendues de sable et de pins...) et leur pays - si petit, vu d'Inde, du Mexique ou du Chili.

  • Cette anthologie qui s'arrête à la fin des Song du Sud, en 1279, réunit les poèmes classiques les plus cités. Elle détaille, pour la première fois par rapport aux autres anthologies, les conditions contemporaines de leur usage qui assurent leur transmission. De façon générale, un poème a pu traverser les âges grâce à la célébrité d'un vers ou d'un distique, repris à l'occasion par tout le monde ayant un bagage d'enseignement secondaire dans les années 60 ou ayant passé par l'enseignement supérieur, depuis les années 80.
    La deuxième nouveauté de ce recueil est la tentative de replacer les poèmes dans le contexte de leur époque, de la vie et de l'itinéraire de chaque poète. Depuis les années 80, s'est opérée une véritable renaissance des travaux sur l'Empire du milieu et la poésie, en Chine comme à l'étranger. Mais si l'on en sait beaucoup plus sur la vie et l'oeuvre des poètes de la grande époque classique, sous les Tang (618-907) et les Song (960-1279) aucun recueil n'a encore tenté de recouper les découvertes de ces dernières décennies, de retisser la trame des influences et des héritages, et de restituer, au plus près, le souffle des poètes de leurs temps, dans la continuité des âges.
    Cette galerie de 55 portraits façonne, au fil des pages, une histoire réincarnée de la Chine à travers ses créateurs préférés.

  • Sculpteur, photographe et vidéaste, Henri Foucault développe un univers artistique qui, par le jeu de la lumière, se plaît à réinventer de nouvelles formes de perception. De cet affrontement entre deux pratiques, entre le lent façonnage d'un volume et la fulgurance de l'acte photographique, surgit la possibilité de fusionner la sculpture et la photographie. Photographier et sculpter, sculpter et photographier, c'est cette alternance qui s'accomplit dans l'oeuvre de Henri Foucault.
    Avec le photogramme qui, comme le scanner, restitue les volumes, et l'imposition d'épingles en inox ou en strass, Henri Foucault renouvelle l'art de la photographie en lui donnant une dimension sculpturale.

  • Né en 70 avant notre ère, Virgile a vingt-six ans à la mort de César et n'a encore rien publié. Ses deux premiers ouvrages datent de 42, pour les Bucoliques, de 30 pour les Géorgiques, année du triomphe d'Octave, le futur Auguste, sur Antoine et Cléopâtre. Or, le lyrisme de ces deux livres, en
    dépit des violences et des incertitudes du temps, célèbre la quête du bonheur et l'accord de l'homme à la nature dont il tire, par son travail et sa sagesse, les fruits de sa survie. La foi dans l'harmonie païenne du monde est la religion de Virgile, et la leçon politique d'Auguste lui inspirera le grand poème épique de la fondation de Rome, l'Énéide. Mais les Bucoliques et les Géorgiques, si
    différentes de ton et d'ambition, sont ses oeuvres les plus imitées et les plus traduites. Celles qui nous sont les plus proches par leur aspiration au plaisir de vivre et au respect de l'équilibre naturel des choses. Elles sont aussi des chefs-d'oeuvre de poésie, dont la traduction demeure périlleuse.
    Ici, la gageure de rendre vers pour vers en alexandrin non rimé l'hexamètre latin contraint à la rigueur sans y sacrifier le chant coloré ni la transparence des voix diverses dont joue si naturellement et si merveilleusement Virgile.

  • " Avec Alice au pays des merveilles, La Chasse au Snark est aujourd'hui l'ouvrage le plus célèbre de Lewis Carroll.
    Il est aussi généralement donné par les spécialistes comme l'une de ses plus remarquables réussites, en même temps que le texte le plus énigmatique de tout le corpus carrollien. Car qu'est-ce au juste que ce Snark ? Que peuvent bien signifier cette chasse et cet équipage ? En réponse à ces questions qu'on n'a pas manqué de lui adresser, Carroll a inlassablement répondu qu'il l'ignorait lui-même. La Chasse au Snark a eu quelques traducteurs en langue française ; le plus célèbre d'entre eux est sans aucun doute Louis Aragon, qui l'a traduit en 1929, très rapidement et afin de fournir quelque chose à imprimer à une amie qui venait de faire l'acquisition d'une presse.
    Pour m'être hasardé à le traduire à mon tour, je n'ai à offrir, pour ma part, que mon amour de ce texte et le plaisir que j'ai pris à ce travail. "

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